dimanche 26 décembre 2010

réflexions pratiques... alternatives concrètes

extrait d'un entretien avec l'écrivain et éditeur Eric Hazan, publié sur le site des Inrocks.


Sur quoi repose la résurrection de l’idée communiste ?

Les gens sentent qu’il n’y a plus à choisir entre la droite et la gauche mais sur la façon de sortir du capitalisme. C’est la question clé. Si cela reste dans le domaine de l’idée, on va tourner en rond. Pour moi, réfléchir au communisme, ce n’est pas aller vers une organisation politique mais vers des réflexions pratiques.

Lesquelles ?

Comment abolir le salariat ? Par quoi le remplacer ? L’histoire de l’Union soviétique a montré que l’appropriation collective des moyens de production n’était pas le vrai communisme ; cela a débouché sur un désastre car on a gardé le salariat. Autre problème clé : comment sortir le travail de sa position centrale dans la vie sociale ? Comment faire pour que le travail ne soit plus un élément clé autour duquel tout s’organise ? Si on reste dans une problématique marxienne, si le travail reste central, alors on se situe sur le terrain de l’adversaire et on est forcément perdant.

La fin du travail ne reste-t-elle pas une idée purement théorique ?

Je ne prône pas forcément la fin du travail mais celle du travail salarié. On ne devrait plus considérer le travail comme la base de l’organisation sociale. Mais bien entendu, il faudra continuer à travailler.

T’intéresses-tu à l’écologie politique, qui réfléchit à la place du travail dans l’organisation sociale ?

Je ne sais pas ce que c’est. L’écologie me dérange. J’ai une réticence à la fois avec la notion et avec le mot. On va publier bientôt un nouveau livre de Badiou, L’Ecologie, nouvel opium du peuple. L’écologie est une nouvelle manière pour le pouvoir de faire passer tout ce qu’il veut.

N’est-ce pas pourtant l’une des seules idées fortes qui ait émergé dans la vie politique ces dix dernières années ?

Cela a peut-être amené des gens à réfléchir à la politique mais ce n’est pas une issue : la meilleure preuve, c’est ce qu’elle est métabolisée par le système. L’industrie écologique est la seule branche de l’industrie avec une croissance à deux chiffres. Le capitalisme est en train de digérer l’écologie. On voit bien le rôle politique d’Europe Ecologie, c’est une espèce de sous-PS censé récupérer les gens que le PS dégoûte un peu, comme Joffrin. Pour moi, l’écologie est de l’autre côté de la ligne de front de la guerre civile.

mardi 21 décembre 2010

Opération Bégin-Sé réussie !


Ce dimanche 19 décembre, le collectif Objecteurs de croissance 62 organisait une initiative ludique et humoristique à l'intérieur de l'hypermarché Cora Lens II.

Nous entendions tourner en dérision la folie de la consommation, particulièrement aiguisée en cette fin d'année, tout en dénonçant l'ouverture de la grande surface le dimanche, au détriment des salariés et de leur vie de famille.


Pour cette action, nous avions convié L'église de la très sainte consommation pour un office.

Compte-rendu sur le site des Objecteurs de croissance 62.

Le mot de fin : "Quand est-ce qu'on remet ça ?"

lundi 13 décembre 2010

Campagne pour la protection de la santé des enfants


Nos amis objecteurs de Belgique ont lancé cette judicieuse campagne que je soutiens.

Présentation de l'appel :

De nombreux indices montrent que l’état de santé des plus jeunes à tendance à se dégrader. Ni les normes, établies pour les adultes, ni les législations, établies de manière à ne pas entraver les intérêts économiques de court terme, ne permettent d’ enrayer le processus. Aussi inacceptable que ce soit, il faut bien constater aujourd’hui que la croissance économique passe avant celle de nos enfants.

Le Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC) lance l’appel pour la protection de la santé des enfants qui vise à inverser cette logique. Basé sur le « principe de l’enfant le mieux protégé », il demande l’application générale de la législation la plus rigoureuse existante dans le monde. En l’absence de législations fortes, il propose aussi des mesures individuelles. La protection de la santé des enfants doit être une priorité absolue.

L’appel qui s’adresse à tous les niveaux de pouvoir, propose aussi des initiatives collectives, associatives et individuelles. Il concerne à la fois les responsables politiques, les associations et les personnes. Chacun est invité à soutenir et porter cette campagne.

lien externe : www.objecteursdecroissance.be

lundi 22 novembre 2010

Café Décroissance ce jeudi 25 novembre à l'Estrade


Rencontre mensuelle des objecteurs de croissance de Lens et d'ailleurs...,
mais la réunion est évidemment ouverte à tous.
Venez nombreux-ses, vous êtes les bienvenu-e-s !

mardi 16 novembre 2010

De l'audace

C'est ce que réclame, Denis Delbecq, journaliste indépendant, dans un article que publie Le Monde, car la solution aux misères de ce monde viendra en partie de la décroissance, et il faudra de l'audace pour y arriver.

L'article en ligne ICI sur le site du journal

ou à lire ci-dessous.


Décroître c'est grandir !

Enfant, je faisais des igloos chaque hiver, tout près de Paris. N'en déplaise à Claude Allègre, Laurent Cabrol et aux disciples de l'église climato-sceptique, mes enfants n'en ont vu qu'en photo. Depuis mon enfance, la consommation mondiale d'énergie a plus que doublé ; elle devrait encore croître de moitié d'ici vingt-cinq ans. La quasi-totalité de cette croissance s'est faite – et se fait toujours – à l'aide de sources d'énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) dont la combustion rejette de formidables quantités de gaz à effet de serre.

Ce lien entre l'évolution du climat de la planète, et les émissions de gaz "réchauffants" n'est pas une vue de l'esprit. Il repose sur un faisceau toujours croissant de données scientifiques. C'est bien la combustion des hydrocarbures qui provoque un réchauffement global. Et si le climat conserve sa variabilité annuelle, la tendance à moyen et long terme est une quasi-certitude, nous disent les climatologues : le climat se réchauffe vite. Aujourd'hui, la plupart des dirigeants politiques, des responsables des grandes entreprises énergétiques de la planète et des citoyens sont informés du double défi posé par le climat et la disponibilité d'une énergie à un prix abordable. Et pourtant, personne, aucun pays, aucune entreprise majeure, n'a vraiment décidé d'agir en conséquence. Croître et grandir, la devise reste de mise, advienne que pourra. L'humanité reste tranquillement engagée sur le pire des scénarios de croissance de la consommation d'énergie modélisé par les climatologues, le fameux business as usual.

A quelques heures de la veillée de Noël, l'an dernier, j'ai rencontré Christophe de Margerie, président-directeur général de Total, pour un portrait que m'avait confié le mensuel Terra Eco, paru dans l'édition d'avril 2010. Christophe de Margerie m'a donné "sa" vérité sur le pétrole. Ce jour-là, la France avait froid, les livraisons de fioul allaient bon train, et Christophe de Margerie défendait son entreprise : "S'il y a un problème de livraison de fioul, en ce moment, qui appelle-t-on ? Total ! Ce n'est pas Hulot ou Arthus-Bertrand que l'on va chercher, c'est nous ! C'est curieux quand même pour des salopards". Derrière ces propos "crus", il y a une vérité. Le monde a soif de pétrole, et donc besoin des producteurs d'énergie. Il y a une seconde vérité qui stimule la première : personne n'a intérêt à ce que cela change. Pas plus le patron de Total, les responsables politiques, que la plupart des consommateurs. Personne ? Juste l'humanité et les bientôt neuf ou dix milliards d'âmes qui la constitueront.

Depuis la préhistoire, l'ingéniosité et la technologie humaine ont permis des progrès fantastiques, notamment quand il s'est agi de nourrir une démographie galopante. Mais c'est de notre capacité à extraire l'énergie et notamment le pétrole qu'est venu le formidable essor de nos sociétés, permis par les révolutions agricoles. N'importe quel candidat au baccalauréat fera le rapprochement entre le niveau de développement d'un pays, et sa consommation d'énergie par habitant. Pourtant, il y a urgence à casser cette spirale infernale. Urgence parce que l'ingéniosité a des limites : chaque progrès pour aller chercher des énergies fossiles s'accompagne d'un coût qui s'envole, et d'un impact sur l'environnement qui va croissant.

En dépit de décennies de recherches, aucune source d'énergie ne permet aujourd'hui de remplacer le pétrole, le gaz et le charbon, dont la ressource s'amenuisera et le prix s'envolera. Ni le nucléaire, que personne – sauf peut-être quelque fanatique – n'imagine suppléer les hydrocarbures sauf dans quelques pays : coût et délai de construction déraisonnables, stockage de déchets encore en suspens, risque de prolifération de matières fissiles dans un monde de plus en plus dangereux, etc. De leur côté, le solaire, l'éolien, la biomasse ne se développent pas assez vite pour répondre aux défis. Les agro carburants ont déjà montré des effets pervers, et la séquestration du gaz carbonique de nos usines et centrales ne fera pas ses preuves avant longtemps.

Que reste-t-il alors pour éviter le mur que chacun d'entre nous contribue à construire ? Certains évoquent une décroissance, radicale, de notre consommation. Une option qu'il est aisé de qualifier de "retour à la bougie". Mais cette crainte ne garantit qu'une chose : que l'humanité restera les bras croisés, à regretter sans protester, par exemple, les projets de forage et de routes maritimes dans l'Arctique, dont les retombées écologiques accélèreront la fonte d'une banquise déjà mal en point. C'est bien de la décroissance que viendra une partie de la solution. Parce qu'on sait aujourd'hui diviser par deux, quatre, huit parfois, la dépense d'énergie – et les émissions de gaz à effet de serre – pour un même service rendu. Mais pour y parvenir, il faut de l'audace. De l'audace politique – parce qu'il n'est pas facile d'imposer des règles dans une société de liberté –, de l'audace économique, et du culot : allez expliquer à un actionnaire que vous entendez sabrer ses dividendes pour financer la lutte contre la précarité énergétique qui commence à ronger notre société et qui freine le développement au Sud. Choisie, la décroissance est une garantie d'empêcher un brutal retour en arrière, tout en luttant contre les inégalités. Une manière de faire grandir notre civilisation. Une décroissance subie, c'est tout l'inverse.

Précision de l'auteur : "Ce texte avait été écrit – bénévolement – à la demande de la revue Politiques énergétiques diffusée par le groupe Total. Mais le patron de l'entreprise, Christophe de Margerie, a refusé de le publier, refusant – sans les contester – la citation de ses propos en l'état."

Denis Delbecq est aussi l'éditeur du site Effets de Terre.

jeudi 28 octobre 2010

Nouveau site !!! et nouvelle rencontre Café Décroissance ce soir 19h à Lens


Et tout nouveau tout beau pour nous fédérer
dans le Pas-de-Calais et relayer toutes les initiatives actuelles et à venir

le site

www.objecteursdecroissance62.fr

lundi 4 octobre 2010

Waters make money : ciné-débat près de chez vous pour les Journées de l'eau

Pour la deuxième année, l'assocation eau...secours 62 organise ses Journées de l'eau et propose des ciné-débat avec le film de Leslie Franke et Herlodor Lorenz, "Waters make money", film accablant pour Véolia et les multinationales de l’eau.
Sous titre du film explicite « La nouvelle alchimie des multinationales : Transformer l’eau en argent »

Plusieurs projections sont d’ores et déjà organisées :
  • le lundi 11 octobre au cinémovida, à Arras à 20h
  • le mercredi 13 octobre, à Ronny Coutteure, à Grenay
  • le vendredi 15 octobre, au Familia, à Avion
  • le vendredi 22 octobre, à la médiathèque, à Loos-en-Gohelle
  • le vendredi 29 octobre, à Max-Pol Fouchet, à Méricourt
  • en décembre, à Lens, à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme (date et lieu à préciser)
Chacune de ces projections sera suivie d’un débat citoyen.

Présentation du film ICI

Le site du film ICI

vendredi 10 septembre 2010

Rencontre avec Didier Harpagès le 23 septembre à Lens

Le Groupe Décroissance Lens fait sa rentrée en accueillant Didier Harpagès, co-auteur avec Serge Latouche du Temps de la décroissance publié aux éditions Thierry Magnier.

Rdv au Café L'Estrade le jeudi 23 september à partir de 19 h.

Vous êtes les bienvenu-e-s

Présentation de la soirée sur le site Politis62

samedi 21 août 2010

Des actions pour l'été (2) : signer la pétition contre le projet de centrale de Monchy-au-bois

Pétition de l'association Rivière Nature et Patrimoine à signer ICI

Pétition de l'association Transparence Développement et Ruralité à télécharger ICI

Merci d'avance

mercredi 4 août 2010

Des actions pour l'été (1) : signer l'appel "Objecteurs de croissance 2012"

Le texte de l'appel, les comités locaux en cours de création sont sur le site objecteursdecroissance2012.fr

Pourquoi signer ?

Comme pour la campagne des Européennes, les élections à venir de 2012 seront pour les objecteurs de croissance une tribune pour que les idées portées par le mouvement de la décroissance, entendu comme projet politique à part entière, soient pleinement présentes lors des débats.

Les familles de l'objection de croissance sont nombreuses, et les Européennes avaient été une première tentative pour les rassembler. (1)

L'aventure du rassemblement continue avec cet appel.




(1) S'en est suivie, par exemple, la création de l'AdOC.

jeudi 8 juillet 2010

Des lectures pour l'été (1) Un revenu pour tous/Baptiste Mylondo/éditions Utopia



Le Mouvement UTOPIA, mouvement politique de gauche altermondialiste et écologiste, appelant au dépassement du système capitaliste et de la logique productiviste, continue son travail de réflexion et contribue aujourd'hui sous une autre forme d'alimenter le débat en créant sa maison d'édition.
La ligne éditoriale des Éditions Utopia se décline à travers trois collections.
- « Controverses » : livres militants écrits par un auteur ou un collectif.
- « Ruptures » : livres d’ auteurs proches du Mouvement Utopia. Le premier volume de cette collection, prévu fin 2010, sera coordonnée par Dominique Méda.
- « Penser la politique avec » : livres pédagogiques et facilement accessibles, ils proposent une initiation à certains auteurs. L’objectif est de détecter en quoi la connaissance de cet auteur est utile pour penser la politique du XXIe siècle. André Gorz, prévu fin 2010, sera le premier penseur décrypté de cette collection.

Les deux premiers ouvrages viennent de paraître dans la collection Controverses :

- Sans papiers ? pour lutter contre les idées reçues, par le Mouvement Utopia, préface par Danielle Mitterrand, illustrations de F’Murrr.

- Un Revenu pour tous. Précis d’utopie réaliste, par Baptiste Mylondo

A lire cette semaine dans l'hebdo Politis, une pleine page sur la maison d'édition UTOPIA et ses premiers livres publiés.

A lire également, sur le site de la revue Mouvements, un texte d'André Gorz sur le revenu social garanti.

lundi 28 juin 2010

à vélo pour le droit des réfugiés

Le JUNGLE TOUR c’est un tour du Nord Pas de Calais à vélo organisé par un collectif d’associations venant en aide aux exilés : l’idée est de relier à vélo les différents lieux de la région où survivent ces exilés : campements de fortune, bâtiments abandonnés, « jungles »…

Régulièrement harcelés, ils sont plusieurs centaines à attendre, à espérer pouvoir aller plus loin, ou à affronter le parcours d’obstacles que constitue la demande d’asile.

Le « Jungle-Tour » se déplacera à vélo du 4 au 12 juillet, par petites étapes de 30 à 60 km.
Il est possible de participer à l'intégralité du tour ou seulement à une partie.

Dimanche 4 juillet

départ d'Arras – arrivée à Angres

Lundi 5 juillet

Angres – Norrent-Fontes

Mardi 6 juillet

Norrent-Fontes – Saint-Omer

Mercredi 7 juillet

Saint-Omer – Calais

Jeudi 8 juillet

journée à Calais

Vendredi 9 juillet

Calais – Dunkerque

Samedi 10 juillet

journée à Dunkerque

Dimanche 11 juillet

Dunkerque – Bailleul

Lundi 12 juillet

Bailleul – Lille


Infos :

Jungletour

mardi 22 juin 2010

RDV RDV RDV rdv rdv rdv rdv

Ce jeudi après la manif rdv au Café L'Estrade pour notre dernière rencontre avant la pause estivale, décroissance oblige...
à partir de 19h

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Nos camarades normands organise ce samedi 26 juin
La Journée ESCARGOTS

à partir de 11h

Demandez le programme :

  1. «Télé, pas de pub destinée aux enfants» : Heure de Silence Havraise entre 11h00 et 12h00 dans les jardins de l'Hôtel de Ville.
  2. Pique-nique sorti du panier, à partir de 12h30 dans les jardins de l'hôtel de ville.
  3. Messe à la consommation devant le centre commercial Coty.
  4. Payons une place de parcmètre et installons-nous sur une place de parking !
  5. Concert de soutien au Camp Action Climat à 20h00 au Luciole .
concert de slam aura lieu au Luciole
31 rue Casimir Delavigne
le samedi 26 mai à partir de 20h00
PAF solidaire : 3€ ou plus

infos
ici

mercredi 9 juin 2010

ENERCOOP Nord-Pas de Calais, c'est parti !

Enercoop Nord-Pas-de-Calais, association de préfiguration d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) régionale de l’énergie, vient de se créer. Elle a pour but de reproduire et d’approfondir, en région, le modèle de fournisseur solidaire d’énergie verte mis en place au niveau national par Enercoop.

Afin de vous faire découvrir ce projet, nous vous invitons à sa réunion de lancement :

Mardi 15 juin à 18h30

Au Siège de Région – Salle Passerelle
151 Bd du Président Hoover, Lille

Enercoop (www.enercoop.fr) est le seul fournisseur français d’électricité 100% verte. Son statut de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) permet de rassembler consommateurs et producteurs, mais aussi des collectivités et de nombreux acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire et de la défense de l’environnement au sein d’un sociétariat comptant aujourd’hui plus de 4000 membres.
Fondée en 2006, la coopérative développe un service énergétique pérenne, basé sur les énergies renouvelables et garantissant l'intérêt collectif. Elle a pour ambition la mise en place d'un véritable service public de l’énergie, visant une plus-value à la fois sociale et environnementale.

Enercoop Nord – Pas-de-Calais a pour vocation de donner une dimension régionale à ce modèle et de le rendre plus pertinent en se rapprochant des citoyens et des acteurs locaux. En plus d’assurer la fourniture d’énergie 100% renouvelable, il s’agit désormais de développer des moyens de production locaux sur un mode participatif et de mettre en place des actions de maîtrise de l'énergie.

Cette première réunion sera l'occasion de vous présenter l’association, son actualité et ses projets futurs.

Pour mener à bien ce projet, nous cherchons des soutiens humains ou financiers. Si vous ne pouvez être présent mais que vous êtes intéressé-e, n’hésitez pas à nous laisser vos coordonnées de manière à vous tenir informé-e de notre activité. Vous pouvez également dès aujourd’hui apporter un premier soutien en devenant membre de l’association.

Vous trouverez en pièce jointe un résumé des statuts de l’association (statuts complets disponibles sur demande : ils sont plus complexes que ceux d'une association « classique », car basés sur des statuts de SCIC) et un bulletin d’adhésion.

Merci de diffuser cette information à toute personne susceptible d'être intéressée.


Contact :
Guillaume JOURDAIN, porteur de projet
guillaume.jourdain@enercoop-npdc.fr

jeudi 3 juin 2010

2e FÊTE DE LA TERRE SAMEDI 5 JUIN Salle des fêtes d'Adinfer

Fête bucolique et revendicative organisée à Adinfer (62) par les militants communistes de l'Arrageois et d'ailleurs pour faire vivre le monde rural.

Au programme notamment à 16 h :

Débat : Quel avenir pour les hôpitaux publics de proximité ?


+ d'infos pcfarras.over-blog.com

mercredi 26 mai 2010

L'avenir est notre poubelle. Un livre de Jean-Luc Coudray

Présentation du livre sur le site de l'éditeur (www.sulliver.com) :
"Que nous disent les feux rouges ou la carrosserie de notre imprimante ? Pourquoi les magazines pour enfants tutoient-ils leurs lecteurs ? Pourquoi avons-nous des nains de jardin et des nounours ? Y a-t-il une publicité invisible ? Pourquoi la croissance empêche-t-elle de penser ? De quoi libère le libéralisme ? Pourquoi sommes-nous condamnés au travail ? Quel est le lien entre les marques et le territoire ? Pourquoi la télévision remplace-t-elle les arbres ? À quoi sert la bêtise ?

Confrontant la réflexion politique et écologique à des valeurs, et redonnant à la sensibilité et à l’humour une place qu’ils n’auraient pas dû perdre, ce livre ne propose pas de théorie toute faite pour assurer la survie de l’espèce. Mais à travers ses chapitres brefs et pénétrants, qui sont autant d’analyses de la réalité concrète dans laquelle nous vivons, il nous invite à reprendre à notre compte et à poursuivre l’interrogation. Et nous suggère que pour remettre sur ses pieds un monde qui marche sur la tête, c’est en chacun de nous que doit s’opérer le rétablissement. "

Liens
la page consacrée au livre publié aux éditions Sulliver
une interview de l'auteur sur le site du journal Sud-Ouest
un compte-rendu de lecture sur un blog de Médiapart
un autre sur le site nonfiction.fr

jeudi 29 avril 2010

Direction Ruisseauville : L'autre festival, dimanche 2 mai

Rendez-vous ce dimanche à partir... du matin
jusqu'au soir, pour COQUELICOTER dans
"L’autre festival pour la Terre"


Programme :
www.apetitspas.net
ou
ICI

mercredi 21 avril 2010

Café Décroissance à Lens


RDV ce jeudi 22 avril à partir de 19h au Café L'Estrade à Lens

thème de la soirée : les limites
(de la planète... de nos comportements...)

http://estrade-cafe.jimdo.com/

dimanche 18 avril 2010

Investir collectivement dans les ENR

Présentation de la SCIC "Solis Coop"
le Mardi 20 avril 2010 de 17h30 à 19h00

à la MRES, 23 rue Gosselet à Lille

Cette Société Coopérative d’Intérêt Collectif a la volonté de permettre aux citoyens d’investir collectivement et localement pour le développement des énergies renouvelables.

Ainsi, la coopérative SOLIS Coop louera des surfaces de toits rénovés ou à rénover sur la Métropole lilloise pour y installer et exploiter des centrales photovoltaïques de 300 m
² à 2000 m² et cela avant d’étendre son modèle à la Région Nord Pas-de-Calais.

Ces projets collectifs seront portés par les salariés de la coopérative, par des citoyens, par des acteurs de la finance solidaire et des banques. Ils seront réalisés sur des bâtiments des Collectivités publiques mais aussi sur des bâtiments privés afin d’atteindre une surface totale de 24 000 m
² installés d’ici à 2015.
De plus, il est intéressant financièrement de monter des projets de grande envergure et de mutualiser les coûts (raccordement, étude techniques, assurances, chantiers,…) sur un site important (30 kWc minimum).

L’objectif final est double :
- Développer la production d’électricité d’origine renouvelable afin de participer à l’objectif Européen de 20% d’électricité d’origine renouvelable en 2020.
- Mais aussi de développer la filière photovoltaïque et ses emplois en région.


Les citoyens pourront participer à la coopérative en investissant leur épargne au travers de clubs cigales (clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire) dédiés au projet.

En conclusion,
la coopérative SOLIS Coop a la volonté d’être un "Moteur Solaire" du Développement Durable de notre région.

Venez nombreux, particuliers, associations, entreprises, collectivités locales, acteurs du développement durable, découvrir les enjeux de cette SOciété Locale d'Investissement Solaire Coopératif


+ d'infos :
sur les SCIC : http://www.scic.coop/

sur l'asso Solaire en Nord : http://solaire.en.nord.free.fr/index.html

dimanche 4 avril 2010

Décroissance : La nébuleuse lyonnaise.

Cette article est paru dans Mag2Lyon (mensuel traitant l'actualité lyonnaise en toute indépendance).

C’est à Lyon qu’ont été lancés les principaux mouvements et journaux de cette sensibilité écolo qui a conquis un public avec ses discours radicaux.

Le mouvement Casseurs de pub vient de fêter ses dix ans. Dix ans de dénonciation du “système” avec des actions coups de poing comme le taggage d’affiches dans le métro. Mais ce groupuscule lancé par le Lyonnais Vincent Cheynet, un publicitaire “repenti”, n’est plus aujourd’hui qu’un des éléments d’une mouvance beaucoup plus large réunie autour d’un thème commun : “la décroissance”. Le point commun de ces militants, c’est leur opposition à la croissance économique. Même si elle respecte l’environnement. Pour eux, le développement durable est même une “escroquerie”. Leur référence : l’économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen qui, depuis les années 60, annonce que les matières premières n’étant pas inépuisables, notamment le pétrole, il faut trouver des alternatives. Mais ces Décroissants ont transformé son analyse prospective en une véritable idéologie. Avec ses figures, ses tribus, ses journaux... Enquête.

Les fondamentalistes

Ce sont eux qui ont initié le mouvement de la décroissance à Lyon. Avec un trio de base constitué par les frères Cheynet, Vincent et Denis, mais aussi de Sophie d’Ivry, l’épouse de Vincent. Bref, une histoire de famille. Ce qui n’a pas facilité l’ouverture de ce mouvement. D’autant que Vincent Cheynet a la réputation d’être psychorigide. Mais ce trio a quand même été rejoint par Thomas Waring, fils du chanteur de jazz Steve Waring. Thomas Waring s’est fait connaître en 2004 quand il a aidé François Schneider, alors chercheur à l’Insa de Lyon, à organiser “sa marche pour la décroissance”, au cours de laquelle il a traversé la France avec un âne. D’ailleurs, Thomas Waring, plus convivial que Cheynet, est chargé d'organiser des conférences pour sensibiliser le public. Autre personnage-clé : Bruno Clémentin, un militant antimilitariste qui a créé l’Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable, une association qui édite certains livres de cette mouvance.
Principaux animateurs de Casseurs de pub, ces cinq militants sont aussi les principaux rédacteurs du journal la Décroissance qu’ils ont lancé en 2005. Créé place Croix-Paquet, sur les pentes de la Croix-Rousse, ce mensuel, qui vient de déménager rue Crillon dans le 6e arrondissement, revendique 15 000 exemplaires vendus en France. En tout cas, il a une audience nationale. Ce qui permet à Vincent Cheynet de passer pour le principal représentant de cette sensibilité décroissante. Ses principaux thèmes : la dénonciation de la voiture car elle est au fond pour lui à la fois le symbole de la pollution mais surtout de l'individualisme qu’il combat. Critiquant la gauche et la droite, Vincent Cheynet est encore plus dur avec les Verts, en particulier, Daniel Cohn-Bendit et Nicolas Hulot qu’il accuse d’être vendus au “capitalisme vert”. Car Cheynet considère que la croissance verte est une impasse. Mais il ne s’attaque pas seulement aux écologistes. Il cible également certains militants de la décroissance.
Assez caractériel, Vincent Cheynet avait fondé le Parti de la décroissance pour trouver une issue politique à son combat. Mais il s’est fâché avec ce mouvement qui s’est finalement rallié aux Objecteurs de croissance pour créer Adoc, un mouvement qui reste très marginal. Du coup, Cheynet est désormais souvent mis en cause sur certains sites alternatifs par les internautes qui lui reprochent de “s’être approprié la décroissance comme une marchandise !” Certains expliquent ce côté gourou intraitable par ses convictions catholiques affichées. Et d’autres par sa volonté de faire oublier à quel point il était immergé dans le système qu’il dénonce aujourd’hui. “Cet ancien publicitaire me fait penser à Saint-Paul qui, tout juste converti au catholicisme, pourchassait les hérétiques !”, s’amuse un élu écologiste. Mais une chose est sûre : il a fait le vide autour de lui, même s’il garde le soutien de Rebell’Lyon, un site internet qui se situe entre les alternatifs et l’extrême-gauche.

Les expérimentateurs

Cette tribu regroupe tous ceux qui trouvent la démarche de Cheynet et de ses proches trop théorique. Leur priorité à eux, c’est justement de mener des combats concrets. Principale figure aujourd’hui : la jeune Lyonnaise Bertille Darragon. Comme Cheynet, elle vient de la mouvance antipub. Elle a même été une des militantes les plus actives de l’antenne lyonnaise des Déboulonneurs, un collectif lancé à Paris qui milite contre l’affichage. Elle a ainsi été condamnée à 1 euro symbolique pour avoir écrit “consomme et pollue” sur un panneau de la société Decaux qui a porté plainte pour dégradation. Un procès qu’elle a utilisé habilement comme une tribune. Cette militante, qui vit à la Croix-Rousse se déplace à vélo, n’a ni télé ni portable et ne mange que des légumes bio. Elle a d’ailleurs été directrice de l’association Pignon sur rue qui milite pour le vélo en ville. Le local de cette association, rue Saint-Polycarpe à la Croix-Rousse, est devenu un des rendez-vous des Décroissants “de terrain”. Mais elle touche aussi un public large grâce à son atelier de réparation de vélos Le Recycleur. Egalement dans cette mouvance anti-voiture : les militants de Vélorution qui organisent chaque mois des balades à Lyon pour dénoncer l'insuffisance de pistes cyclables.
Bertille Darragon est aujourd’hui une des principales animatrices de Décroissance et politique, qui a organisé récemment “lyonpenhague”. On retrouve aussi dans ce collectif Clémence Emprin, une jeune étudiante de l’ENS qui fait une thèse sur la crise écologique, Marie-Pierre Najman, une institutrice qui tient un jardin partagé à Vénissieux ou encore Olivier Bidaut qui a lancé l’association Compostier à Lyon pour permettre aux habitants d’immeubles collectifs de faire leur compost. Et qui anime aussi la “guérilla potagère” semant des graines pour que les légumes poussent librement afin de dénoncer le poids des multinationales agroalimentaires. Tous trois collaborent régulièrement à la revue lyonnaise Silence, incontournable depuis 30 ans dans la mouvance écologiste et alternative. Créé par Michel Bernard qui la codirige aujourd’hui avec Guillaume Gamblin, un militant de la violence, ce journal met aussi en valeur les initiatives positives tout en évitant les combats politiques partisans. Rien à voir avec la démarche rigide de Cheynet. D’ailleurs, initialement installés dans les mêmes locaux, Bernard et Cheynet se sont séparés. “Chez les Décroissants, il y a les autoritaires comme Cheynet et les libertaires comme nous”, résume Michel Bernard.

Les intellectuels

L’une des principales références intellectuelles des Décroissants est un Lyonnais, Paul Ariès (en photo à gauche). Cet universitaire et chercheur en sciences politiques s’est d’abord fait connaître par son travail contre les sectes. Ce qui lui a permis de rencontrer Christian Terras, le fondateur de la revue catholique contestataire Golias, devenu éditeur de ses livres. Puis il a évolué vers la dénonciation des multinationales en établissant justement un parallèle avec le fonctionnement des sectes. Avant de devenir un des principaux théoriciens de la décroissance et de la dénonciation du capitalisme vert. Avec notamment son “Petit manuel antipub” publié en 2004 où il dénonce l’influence des grandes marques. Même si son discours est radical, il est apprécié au-delà de son carré de fidèles et ses conférences drainent un public assez large. Car il a la réputation d’être plus ouvert au débat que Cheynet.
Autre référence dans cette nébuleuse de la Décroissance : Pierre Rabhi. Cet ancien ouvrier agricole d’origine algérienne, qui a aujourd'hui 71 ans, est une figure historique de l’écologie car il a su conjuguer expériences et réflexion. En effet, il s’est mis à l’agriculture bio dès les années 60 en s’installant en Ardèche avec sa femme et leurs cinq enfants. Mais il a aussi travaillé en Afrique pour mettre en place une agriculture respectueuse de l’environnement. Cet intellectuel a largement inspiré Nicolas Hulot pour son pacte écologique. Ils ont même écrit un livre ensemble en 2006 “Graines de Possibles, Regards croisés sur l'écologie”, publié aux éditions Calmann-Lévy. Ce que n’a pas apprécié Cheynet. Du coup, Rabhi s’estime victime d’un certain “sectarisme”.

Les sympathisants

Certains élus ou militants apprécient la démarche de cette nébuleuse de la Décroissance. Certains sont issus de la gauche comme Gilbert Dumas. Professeur d’histoire, il a milité dans les années 90 chez les Verts où il était un des spécialistes des déplacements urbains. Il avait d’ailleurs fondé le collectif “Autostop” tout en étant très engagé dans l’antiracisme. Elu dans le 3e arrondissement sur la liste PS en 1995, il a finalement pris ses distances avec l’alliance PS-Verts. Aux élections municipales de 2001, il a même été un des principaux animateurs de la liste Audace, où se sont retrouvés de nombreux militants de la Décroissance pour concurrencer les Verts sur le terrain politique. Ce qui a marché dans le 1er arrondissement, fief des écolos, où ils ont dépassé les 10%. Mais aujourd’hui, Gilbert Dumas a choisi de s’engager dans la démarche du front de gauche de l'ex-PS Jean-Luc Mélanchon. Autre sympathisant : Etienne Tête, adjoint Verts à la mairie de Lyon. Lui aussi défend comme Dumas une certaine “décroissance sélective” en visant notamment la voiture. Exemple, il ne croit pas à l’intérêt de construire des voitures vertes. Et c’est un des rares Verts à considérer qu’il est “possible de discuter avec Cheynet” (voir encadré). Même s’il dénonce ses prises à partie “parfois expéditives”, il ne serait “pas gêné s’il prenait sa carte aux Verts.”

Reste à savoir combien cette mouvance décroissante rassemble de militants à Lyon. A peine une cinquantaine de convaincus selon un écologiste qui les a longtemps fréquentés. En revanche, le nombre de sympathisants est plus important. Une certitude, leur contre-grenelle de l’environnement avait rassemblé plusieurs centaines de sympathisants en mai dernier. Mais les Décroissants semblent encore trop divisés pour créer une véritable force politique. En particulier à Lyon où l’autoritarisme de Vincent Cheynet a fait des ravages. Même si leurs associations fonctionnent comme des laboratoires d’idées pour le mouvement écolo.

Lionel Favrot, Mag2Lyon, janvier 2010

dimanche 21 mars 2010

Café Décroissance

Rendez-vous ce
jeudi 25 mars à partir de 19h au café L'Estrade, rue Spriet à Lens
pour continuer de débattre de la décroissance, et nous utiliserons pour cela le documentaire de Jean-Claude DECOURT, "Simplicité volontaire et décroissance".
Vous êtes les bienvenu-e-s !

mercredi 10 mars 2010

Gratuité - lobbyisme - conflit d'intérêts

Comme l'a écrit Paul Ariès, la gratuité est l'Interdit majeur de l'hypercapitalisme.
Revendiquer, comme le font les objecteurs de croissance, la gratuité des transports de proximité, du logement social, de l'eau... est une hérésie dans notre société libérale.
Revendiquer cette gratuité, ou pour l'objet de ce billet la gestion publique de l'eau, relève pour certains de la schizophrénie... ou comment ne pas scier la branche sur laquelle on est bien assis !

Le blog de Marc Laimé (journaliste spécialisé et conseil sur les politiques publiques de l’eau auprès de collectivités locales), « Les eaux glacées du calcul égoïste », se fait l'écho des remous au P.S.

Que se passe-t-il donc au P.S. ?

S'opposent au sein du parti, un collectif, appelé "A contre-courant" et constitué de cadres exerçant des fonctions au sein des grands multinationales de l'eau (!), qui se
plaint d'"un procès en sorcellerie" ; "Ce nom de baptême témoigne de leur volonté de réagir aux "critiques systématiques" adressées par "certains camarades" contre le principe de la délégation de service public au secteur privé." Un collectif dont les "prises de position sont tout à fait autonomes". (citations extraites de l'article du Monde).

A ce collectif viennent de répondre dans le journal Le Monde dix responsables du P.S. qui revendiquent clairement : "
Que le droit à un minimum d'eau est un droit fondamental et universel, quel que soit son pays ou ses moyens. Nous appelons donc à la mise en place de la gratuité des premières tranches d'eau, financée par une élévation progressive du coût des tranches suivantes et calculée en litre d'eau par individu préservant ainsi les familles nombreuses. Ce principe allie justice sociale et écologique, puisque les gros consommateurs payeront pour ceux qui sont économes de la ressource, le mésusage finançant l'usage...
Que l'eau est un bien universellement partagé et qu'il ne peut donc faire l'objet d'un quelconque profit. Nous appelons donc à sa gestion par un système de régie publique ou une SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif), permettant d'unir consommateurs et responsables politiques dans une gestion collective et raisonnée de la ressource."
M. Laimé écrit ceci : "L’affrontement fera date. Dans son édition du 9 mars 2010 le quotidien français Le Monde publie une Tribune signée d’une dizaine de responsables socialistes, titrée « L’eau source de vie ou de profit », dans laquelle ils répondent à la quinzaine de haut-cadres de Veolia, Suez et Saur, eux aussi membres du PS ( !), qui avaient interpellé le 30 décembre dernier dans le même quotidien la direction du PS, lui reprochant mezza voce de faire les yeux de Chimène à la gestion publique de l’eau…"

Documentations :
Veolia, Suez et Saur prennent le parti socialiste en otage. A lire ICI sur li blog de Marc Laimé
L'eau, source de vie ou de profit. A lire ICI sur le site du Monde.
Au sein du P.S., un collectif "A contre-courant" sur la gestion municipale de l'eau. A lire ICI sur le site du Monde.


A quelques jours du scrutin régional, cette affaire ne peut qu'une nouvelle fois discréditée les politiques et inciter aux renouvellements du fonctionnement de notre démocratie : les objecteurs de croissance s'y emploient, et je vous invite à (re)lire le texte de Michel Lepesant : Les trois pieds politiques de l'objection de croissance.

vendredi 5 mars 2010

RDV décroissance à Lille

Le rdv lensois, la semaine dernière a été annulé, faute d'animateurs présents...
Par contre nos camarades lillois vous invitent à assister à une projection / débat
qui sera donnée le mercredi 17 Mars au Café Citoyen à partir de 19h30.
Le débat reposera sur le film sur André Gorz, de Marian Handwerke : "La métamorphose du travail".

La question du travail est au cœur de la pensée d'André Gorz. Son œuvre
anticipe le naufrage matériel, intellectuel et moral qui s’accomplit
sous nos yeux.

La soirée débutera à 19:30 par la projection du film sur André Gorz.
Elle se poursuivra par un débat autour de la place du travail dans notre
société.

Date, lieu et horaire
- Date : le mercredi 17 Mars 2010
- Horaire : 19h30 à 21h30
- Lieu : Café Citoyen, 7 place du vieux marché au chevaux à Lille

lundi 22 février 2010

Café Décroissance à Lens : 3ième édition

Rendez-vous ce jeudi 25 février à partir de 19h au café L'Estrade, rue Spriet à Lens pour continuer de débattre de la décroissance, et nous utiliserons pour cela le documentaire de Jean-Claude DECOURT, "Simplicité volontaire et décroissance".

lundi 15 février 2010

green washing-green lavage de cerveau-green consommation. So, green is beautiful, et Green-business sauvera la planète



Les copains, ça sert à ça, vous faire découvrir le meilleur du net, et notamment cet entretien avec Romain Felli, « L’écologie est devenue un facteur de légitimation de l’ordre existant », que vous pouvez lire sur le site article11.info

Romain Felli auteur en 2008, de "Les Deux âmes de l’écologie" aux Editions l’Harmattan.
Une lecture de l'ouvrage sur le site du GRAPPE (Groupe de Réflexion et d'Action Pour une Politique Écologique)

Les copains : rezo.net

mercredi 10 février 2010

Sobriété et énergie : quels nouveaux modes d’organisation de la société ?

Projection, conférence et atelier-débat organisés par Révolutives, Chiche ! et Virage Energie Nord Pas de Calais les 12 et 13 Février 2010 à Lille

Vendredi 12 février 2010 – 19h30 : Projection - débat

Huis clos pour un quartier – Documentaire de Jacques STEYER

France / vidéo / couleur / 2007 / 52 minutes / www.mille-et-une-films.fr

à l’Univers, 16 rue G Danton à Lille - 19h30 accueil par Chiche Lille !

Un film d'utilité publique !
Aux abords d'une petite ville, un vaste terrain sera bientôt constructible. La municipalité voudrait en profiter pour initier une opération innovante. Autour de la table, des élus volontaires, de jeunes urbanistes qui veulent en finir avec la banlieue pavillonnaire, des promoteurs et un architecte qui défendent leurs intérêts. En s'immisçant durant plusieurs mois dans les tractations entre les différents acteurs, le film saisit sur le vif la dérive d'ambitions politiques pourtant réelles et sincères et fait émerger une réflexion sur l'urbanisme et la démocratie locale.
Projection suivie d’un débat sur l’implication citoyenne dans la construction d’un projet urbain en présence de :
- Vincent Boutry du Collectif de l’Union www.collectifunion.com
- La Brique www.labrique.net


Samedi 13 février 2010 – 9h30-17h30 : Conférence et atelier-débat A la MRES , 23 rue Gosselet à Lille - salle beffroi

9h30 Accueil des participant-e-s

10h-12h :Conférence – débat : Scénario facteur 4 sans nucléaire et acceptabilité sociale en Région Nord Pas de Calais :
- Intervention de l’association Virage Energie Nord Pas de Calais
- Intervention de Sandrine Rousseau, maître de conférences en Sciences Economiques à l’Université Lille 1

12h-14h : Buffet prix libre - auberge espagnole

14h-17h30 Atelier – débat
- Les « Transition Towns » : préparation à l’après-pétrole Intervention de Luc SEMAL

L'un des postulats des Transition Towns étant l'imminence d'un déclin de la production pétrolière mondiale, ils estiment devoir réfléchir dans un contexte d'urgence radicale. La prise en compte de cette contrainte extérieure et nonnégociable dans leurs Plans locaux communaux de descente énergétique, les oblige à se poser la question de la sobriété : "consommer moins" et pas simplement "consommer mieux" ou "autrement". Toute leur énergie est alors consacrée à la
construction d'un imaginaire positif et d'un futur plus sobre et optimiste : comment vivre bien en 2030 avec peut-être déjà 10 fois moins de pétrole qu'en 2010 ?

- Autonomie et expérimentation collective en milieu rural intervention de Abri&Co

Abri&Co est une initiative de l’association Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC) du Nord-Pas de Calais sur la commune de Ergny (62). Ce lieu d'expérimentation collective a vocation à faire réfléchir sur la place des jeunes en milieu rural en conjuguant recherche d’autonomie et émancipation individuelle et collective.

mercredi 3 février 2010

FESTIDAL : le DAL Nord/Pas de Calais fête ses 15 ans


FESTIDAL

du jeudi 25 au samedi 27 février

Salle du gymnase, place Sébastopol à Lille


Avant d’expliquer les objectifs du FESTI DAL, il est nécessaire de faire le point sur ce qui nous est arrivé.

- fin novembre, la mairie est tout à fait d’accord sur le principe d’une série d’activités sur une semaine
- pendant presque deux mois, nous attendons la décision finale. Pendant ce temps, nous élaborons un programme plus précis ; ce qui est énorme travail car cela consiste à contacter tous les artistes et à faire coïncider leurs planning.
- 25 février, le couperet tombe : la salle n’est accordée que pour trois jours !!!

L’argument avancé pour expliquer cette modification a été que la ville ne pouvait laisser la salle durant une semaine à une association car cela aurait créé un précédent. Argument tellement faible que l’on peut se poser des questions sur la véritable raison de ce changement d’attitude.

On pourra toujours épiloguer sur la place donnée à certaines associations. On se rend compte que cela a du mal à passer dans certaines structures décisionnelles au niveau politique.

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Nous avons dû réduire fortement nos « ambitions ».

Nous avons donc fait l’impasse sur toute la partie récréative réservée aux jeunes le mercredi après midi (ateliers clown, jonglerie, acrobatie, Flamenco). Cela nous attriste beaucoup.

Nous avons fait le pari de la solidarité avec la cause défendue par le DAL npdc depuis toujours. Cela signifie que les artistes nombreux vont exposer durant seulement trois jours. Ce sera l’occasion de montrer tout le travail militant de nombreuses personnes. Sur ce terrain, nous le devons principalement à une personne. C’est cet ensemble qui nous fait rebondir de façon positive à ce coup du sort et qui nous permet d’être encore, malgré tout, optimistes.
Bien entendu, c’est toute la partie musicale qui en a pris aussi un coup de la décision municipale. Nous avons dû laisser de côté de nombreux groupes qui étaient partants pour participer à ce qui devait être une fête du logement. Nous sommes soulagés de voir que les groupes concernés ont compris la situation. Nous espérons faire appel à eux une autre fois.

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Le FESTI DAL est l’occasion de fêter les 15 ans du DAL Nord/Pas-de-Calais.

Il est surtout le moyen de mettre en avant la problématique du logement et de dire que la situation est grave.

Il est temps de réagir. Il est temps de montrer les vrais problèmes.
On peut le faire de façon festive mais il faut le faire.

Merci à tous ces artistes qui vont participer à toutes ces activités.

Merci aussi à tous les artistes qui avaient donné leur accord et que l’on pourra pas voir sur scène.

Jeudi 25 février

18H « Cassure du mur »
18H15/19H00 Vernissage de l’exposition (sur invitation)

Soirée musicale ; entrée 5 €

19H00 /20H00 Goun

20H00 /22H00 Bande à Paulo + G. Ciancia


Vendredi 26 février

14H00/18H00 Exposition /Vente

Soirée musicale ; entrée 5 €

19H /21H Groupes irlandais
21H/22H Outre Mesure


Samedi 27 février

14H00/17H00 Exposition /Vente

A partir de 17 h, entrée 5 €

17H00 / 18H00 Théâtre par la compagnie UCODEP : spectacle participatif sur ———————————l’histoire et son appropriation personnelle avec les———————————habitants du quartier de Fives
18H00/19H00 Conférence-débat Albert Jacquard
20H30 / 23H30 Bal folk : Entredeux, Ch’tites bourrées, Pantouflards


www.dalnpdc.org

vendredi 22 janvier 2010

Information et échanges sur les énergie renouvelables

Energies renouvelables

Demi – journée d’information et d’échanges
organisée par Nord Nature Environnement à ARRAS
le vendredi 22 janvier 2009

avec deux conférences suivies d’échanges :
- « Installations solaires : retours d’expérience d’un particulier après six ans de fonctionnement », par Daniel Balembois, membre du Bureau de l’association Solaire en Nord et membre de Nord Nature Arras
- « L’énergie aujourd’hui et demain aux niveaux individuel et collectif. Le prochain choc pétrolier (gazier, uraniumier…). Trois axes d’entrée : sobriété, efficacité, énergies renouvelables. La solution « soleil ». Les plans énergie régionaux », par Alain Vaillant, membre du Bureau de Nord Nature Environnement.

14 h 30, Maison des Sociétés, 16 rue Aristide Briand. Entrée gratuite.
Cette manifestation set organisée avec le soutien du Conseil Régional et de la DREAL.
Contact : Jacqueline Istas

mardi 19 janvier 2010

Rencontre d'objecteurs au Café citoyen de Lille


"La semaine de 3 jours : un choix de société",

ce sera l'objet de la conférence donnée par le groupe d'objecteurs lillois

au Café citoyen 7 place du Vieux Marché aux chevaux à Lille,

ce mercredi 20 janvier à partir de 19H.


www.cafecitoyen.org

(1849)(1935)"Au café", du peintre Jean Béraud (1849–1935)


lundi 18 janvier 2010

Un entretien avec Serge Latouche : vivre mieux avec moins


L'Entretien du Dimanche du journal Sud Ouest s'est fait ce 17 Janvier 2010 avec l'économiste Serge Latouche, pour qui la « religion » de la croissance économique condamne inexorablement le monde au chaos, au profit d'une élite planétaire.

Vivre mieux avec moins

« Sud Ouest Dimanche ». Comment définissez-vous la croissance économique, notion qui importe tant aux dirigeants politiques ?

Serge Latouche. Il convient de distinguer la croissance avec un « c » minuscule, celle, quantitative de tel ou tel produit, et la croissance économique avec un « C » majuscule dont parlent les journaux et les hommes politiques, et que je définirai comme une véritable religion. C'est-à-dire un système qui est fondé sur la nécessité d'une croissance infinie et illimitée. Au fond, la croissance est un autre mot pour désigner le capitalisme. L'essence du capitalisme, tel que le définissait Marx, c'est la logique d'accumulation sans limites.

D'où l'importance du produit intérieur brut (PIB), qui mesure l'augmentation de la production de biens marchands...

C'est un indice fétiche supposé mesurer le bien-être dans les sociétés humaines, ce qui est une imposture. Il est intéressant de remarquer qu'il s'agit d'un produit intérieur « brut » et non pas « net », qui déduirait les dégâts engendrés sur l'homme et la nature par le processus de croissance.

Pour éviter l'épuisement des ressources naturelles, vous faites le pari de la décroissance. Faut-il comprendre que cette notion est le contraire de la croissance ?

Pour être tout à fait rigoureux, il conviendrait de parler d'acroissance, comme on parle d'athéisme, pour devenir des athées de l'idéologie de l'accumulation illimitée.

Quelles seraient donc les caractéristiques d'une société qui entrerait en décroissance ?

Alors que nous avons une seule société de croissance, il y aurait une infinité de sociétés de décroissance. La société de croissance a détruit tout autre forme de société : c'est ce qu'on appelle la mondialisation. Si l'on sort de ce monde unidimensionnel, on ouvre à nouveau l'espace à une diversité.

Toutes les sociétés qui ont duré ont été raisonnables en sachant vivre en harmonie avec leur environnement, ce qui implique nécessairement une certaine sobriété sans pour autant se priver des bonnes choses de ce monde : on peut boire une bonne bouteille de vin car le vin est renouvelable ! Faire des centrales nucléaires et des fusées interplanétaires, voilà qui n'est pas raisonnable...

Encore faut-il définir concrètement un projet de société. Or, il existe plusieurs formes de décroissances plus ou moins modérées...

La décroissance doit avant tout prendre la forme d'une société de sobriété choisie : elle doit être à la fois soutenable et équitable. Les sociétés sobres sont moins inégalitaires que la nôtre : comme le dit Hervé Kempf, ce sont les riches qui détruisent la planète (1). Les ressources étant limitées, il faut partager les richesses : vivre mieux avec moins est la base de la décroissance, qui doit être un projet attrayant. Mais les droits de chacun à exploiter les richesses naturelles doivent être limités. Il convient d'empêcher les riches de priver les pauvres du minimum vital et donc tendre vers un écosocialisme, comme le proposait le philosophe André Gorz.

De là à en déduire qu'une certaine forme de décroissance s'apparente à un « retour à la bougie », il n'y a qu'un pas...

C'est une stupidité, c'est du Claude Allègre... Ce genre d'allégation vise à discréditer tout débat sur la question. Une société soutenable est celle qui revient à une empreinte écologique soutenable. L'empreinte des Européens est trois fois trop élevée. Si tout le monde vivait comme nous, il faudrait les ressources de trois planètes. Celle des Américains est six fois supérieure à l'empreinte écologique soutenable.

La France a éclaté son empreinte écologique seulement dans les années soixante, un temps qui n'était pas l'âge des cavernes ! Il est possible de concevoir une société soutenable où tout le monde peut satisfaire ses besoins mais, comme le disait Gandhi, « le monde sera toujours trop petit pour satisfaire l'avidité de certains ».

Mais prôner la décroissance, n'est-ce pas entraver le développement des pays pauvres ?

Parler de décroissance aux pays pauvres est absurde. Il faut améliorer leur niveau de vie. Si tout le monde vivait comme les Burkinabés, la planète pourrait supporter 23 milliards d'habitants. Mais il est normal que les Burkinabés puissent consommer davantage. Évidemment, il ne faut pas qu'ils suivent notre exemple.

Certes, mais en misant sur la croissance verte, les pays riches ne donnent-ils pas le bon exemple ?

On peut avoir une croissance verte de tel ou tel produit écolo, oui. Mais, qu'elle soit verte ou pas, la croissance reste toujours dans la démesure et l'accumulation illimitée. Quand la salle de bains est inondée, on peut mettre des serpillières mais la première chose à faire est de fermer le robinet.

Le développement durable, non plus, n'a pas vos faveurs...

L'expression est un oxymore, comme « l'obscure clarté » de Corneille ou la « guerre propre » de George Bush. C'est promettre aux gens le beurre et l'argent du beurre. Il n'y a pas de croissance durable !

La taxe carbone, la recherche d'un indicateur alternatif au PIB voulues par Nicolas Sarkozy, ne vont-elles pas dans le sens de la décroissance, bien que le président demeure attaché à la croissance (2) ?

Je suis partisan d'une vraie taxe carbone et d'utiliser de vrais indicateurs alternatifs. Mais notre président trompe les gens en faisant exactement le contraire de ce qu'il dit. La taxe carbone doit taxer vraiment les émetteurs de CO2. Or, Nicolas Sarkozy l'a conçue en prévoyant de nombreuses exonérations. Elle était profondément injuste : tout le monde doit être mis à contribution.

Faire entrer les sociétés en décroissance ne risque-t-il pas néanmoins de s'accompagner d'un retour du totalitarisme ?

La logique totalitaire est déjà en place avec le refus de s'orienter résolument et consciemment vers une autolimitation. De plus, les catastrophes écologiques et humanitaires à venir risquent d'être gérées de manière autoritaire : le climat va certainement augmenter de 2 degrés au cours du siècle, ce qui va engendrer des centaines de millions de réfugiés climatiques : Qui va les accueillir ? Verra-t-on l'ouverture de camps de concentration pour ces immigrés ? Ce serait comme dans le film « Soleil vert » : une élite qui continue à se bâfrer et la majorité des gens obligés de se rationner. C'est précisément cela que veut éviter la décroissance.

(1) Hervé Kempf, journaliste au « Monde », est l'auteur de « Comment les riches détruisent la planète », Seuil. (2) Si Nicolas Sarkozy a en effet demandé aux économistes Amartya Sen et Joseph Stiglitz de réfléchir à un indice alternatif au PIB, il a également commandé un rapport à Jacques Attali sur les moyens de relancer la croissance économique du pays.

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Critique du développement

12 janvier 1940. Naissance à Vannes, dans le Morbihan.

1964. Coopérant international au Zaïre puis au Laos, où il constate la destruction de sociétés conviviales sous l'effet de la mondialisation.

1971. Devient professeur d'économie à l'université de Lille 1.

1988. Parution de « L'Occidentalisation du monde » (La Découverte).

2006. Devenu professeur émérite à l'université de Paris-Sud, il publie « Le Pari de la décroissance » (Fayard). Influencé par Ivan Illich, Latouche est aussi l'auteur d'ouvrages sur l'Afrique, le développement et l'impérialisme.

Propos recueillis par Sébastien Darsy

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