vendredi 27 novembre 2009

Automne Solidaire (3) Nuit solidaire à Lille


Les 31 associations du collectif pour une nouvelle politique du logement
et leurs représentants vous invitent à la

NUIT SOLIDAIRE
le vendredi 27 novembre à partir de 18h
sur la place de la République à LILLE


Flambée des loyers, impossibilité de se loger dignement, insalubrité, surpeuplement, augmentation des expulsions, saturation des centres d’hébergement, recrudescence du nombre de personnes contraintes de vivre à la rue : aujourd’hui 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement dont plus de 100 000 vivent à la rue.
Pour dénoncer un manque de volonté politique face à l’ampleur de la crise, pour exiger des mesures fortes et l’application du droit au logement pour tous, le Collectif des 31 associations unies organise une 2e Nuit solidaire pour le logement.

www.nuitsolidaire.fr
DAL Nord/Pas-de-Calais : www.dalnpdc.org/

jeudi 26 novembre 2009

Appel pour des Uto-pistes décroissance aux élections régionales


Association d'Objecteurs de Croissance (AdOC)
Appel pour des Uto-pistes décroissance aux élections régionales




Bonjour à toutes et à tous,

Parce que les élections régionales sont une occasion de débattre
des politiques menées sur nombre de sujets essentiels à nos vies, l’AdOC propose d’agir pour une sortie du capitalisme et du productivisme tout en cherchant à mieux vivre en région.

Même si la décroissance constitue un projet politique de gauche parce qu’elle se fonde sur une critique radicale de la société de consommation, du libéralisme et renoue avec l’inspiration utopique du socialisme originel, nous réfutons les politiques d’accompagnement de la quasi-totalité des régions qui ont surtout brillé par leurs options développementistes.

C’est pourquoi, en cohérence avec sa plate-forme, l’AdOC lance cet appel dans les régions :

* Proposer des uto-pistes dans chaque région.
* Se rencontrer, créer des réseaux régionaux et, pour celles et ceux qui le souhaitent
* créer des listes et participer aux régionales.


Nous souhaitons ouvrir le débat sur les politiques régionales et proposer des « Uto-pistes » Régions-Décroissance, s’appuyant sur les « 10 chantiers de la Décroissance », et en particulier :

1. Favoriser l’expérimentation locale, associative et collective, encourager le bon usage. Faire évoluer le rapport à la propriété et au partage des richesses. Construire une politique de « ménagement du territoire » au service des individus. Améliorer la coopération territoriale.
2. Favoriser le transport par TER par une politique tarifaire incitative, privilégier les transports doux (vélo, marche à pied) ou collectifs dans le sens de la gratuité. Créer des sites de co-voiturage et de voitures partagées.
3. Développer une agriculture paysanne et biologique de proximité qui protège l’environnement et enrichit la vie rurale, en favorisant la mise à disposition de terres. Rechercher l’autonomie individuelle et locale par les jardins partagés, les réseaux d’acteurs et les circuits courts.
4. Mettre en œuvre des plans de réduction de la consommation d’énergie notamment dans les lycées, encourager la production locale d’énergie, agir pour le recyclage et le tri à la source des déchets organiques.
5. Promouvoir la mise en place d’une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) à travers des droits de tirage sur les services collectifs tels que l’énergie, l’information, la formation, la santé, la culture, les transports.
6. Concevoir des conférences régionales sur l’innovation sociale et écologique en particulier sur les expériences coopératives, l’habitat partagé, l’économie sociale et solidaire et la limitation des revenus.
7. Relancer la « production » de biens basés sur les échanges relationnels et conviviaux par le soutien ou la création de monnaies locales et régionales, de Systèmes d’Echanges Locaux, de groupement d’achats et de banques du temps.
8. Encourager une croissance de la richesse des rapports humains en soutenant la transmission des savoir-faire traditionnels locaux. Soutenir les pédagogies alternatives et les initiatives d’auto-construction dans le domaine de l’habitat.
9. Réorienter la recherche et la formation vers la transition écologique et création de filières dans les domaines de l’alimentation, de l’énergie, de l’habitat, des transports, de l’artisanat et du tourisme écologique.
10. Permettre aux citoyens de s’impliquer réellement dans les instances de démocratie participative, organiser rencontres et débats. Œuvrer contre l’agression publicitaire et soutenir la mise en place de médias locaux indépendants.

Nous vous invitons à rejoindre les collectifs régionaux et à venir enrichir nos réflexions pour une Décroissance régionale sereine, soutenable et conviviale.

l’Association d’Objecteurs de Croissance (AdOC)
contact-adoc@ml.les-oc.info - http://adoc-france.org/

—–ooooOOOOoooo—–

N'hésitez pas à diffuser cette information.
Manifestez vous auprès des collectifs. Des rencontres locales et régionales seront ensuite organisés ensemble.

Si vous ne connaissez pas votre collectif régional, envoyez votre courriel à contact-adoc@ml.les-oc.info, et vous serez redirigé…
Modèle de courriel suggéré :
Nom :
Prénom :
Département :
Adresse mail :
Adresse postale complète :
Téléphone :
Message :
Question 1 : Sans être candidat sur une liste, seriez-vous prêt à participer aux régionales ?
Question 2 : Accepteriez-vous d’être candidat ?
Question 3 : Voulez-vous vous abonner à une lettre de diffusion ?
Question 4 : Voulez-vous vous abonner à une liste de discussions régionale ?

Merci de votre attention,

vendredi 20 novembre 2009

Participation au Festi-Vals d'Artois Vert


Forum du Développement Rural, Durable, Equitable et Solidaire

le 21 novembre 2009 à Heuchin (Pas-de-Calais)

organisé par la Communauté de Communes du Pays d’Heuchin et un Collectif d’Associations.

+ d'infos sur la journée et les participants à cette adresse :

http://www.subartesia.net/1er-Festi-Vals-d-Artois-Vert#programme

Au plaisir de vous y retrouver pour y parler de Décroissance...

lundi 16 novembre 2009

Automne Solidaire (2) Représentation théâtrale à Angres

Du 14 au 22 novembre 2009, la 12e Semaine de la solidarité internationale vous invite à participer à plus de 5000 animations originales et conviviales partout en France. Site internet lasemaine.org

Le Collectif Fraternite-migrants bassin minier 62 s'y associe sans être dupe de nos gouvernants eux aussi partenaire de cette semaine ! Le double langage est roi : d'un côté le gouvernement bafoue les droits des migrants, de l'autre il s'affiche partenaire de la semaine de la solidarité !

À Angres, le temps fort de la semaine de la solidarité internationale, ce sera le jeudi 19 novembre, à 20h00, à la salle des fêtes, avec la représentation de la pièce de théâtre Clandestin, écrite par Joël Campagne, et créée à Calais il y a quatre ans. L'entrée est gratuite.

+ d'infos ici

Par ailleurs, la CIMADE a publié fin octobre la dernière édition de son rapport annuel sur les centres et locaux de rétention administrative.
Pour la CIMADE, le bilan 2008 est pire que celui de 2007.
Extrait de l'article de Christine Tréguier paru dans le dernier numéro de Politis (n°1076) : Quotas et politique du chiffre imposent une industrialisation de la rétention, laquelle engendre violences et drames humains. Tentatives de suicide, automutilations et grèves de la faim se multiplient... Pour emplir ses quotas, l'administration sacrifie de plus de plus le droit à la vie privée et à la vie familiale... Ces pratiques qui nient le plus élémentaire respect des droits et de la dignité des personnes qui sont "une conséquence logique de la politique des quotas".
Elles sont d'autant plus absurdes que cette politique a un coût : 533 millions d'€, soit 27 000 € par expulsion.


Rapport téléchargeable el ligne :
http://fse.emv3.com/cimade/web/rapportRetention_2008.pdf

vendredi 13 novembre 2009

Une route longue, mais excitante

Voici un article paru au début de la semaine sur le site terra-economica.info, qui édite le mensuel Terraeco, et signé Karine Le Loët.
Espérons que nous ne finirons pas comme certains verts...

Etes-vous prêts à voter décroissant ?
Habitués aux caricatures, les décroissants s’efforcent de se montrer sous un jour plus sexy. A quelques mois des élections régionales, les voilà qui donnent de la voix. Mais qui sont-ils et que veulent-ils vraiment ? Ont-ils une chance, enfin, de rassembler des voix autour de leur projet ? Zoom sur un mouvement politique qui se cherche encore.

“La force du capitalisme c’est de s’être rendu désirable grâce à la publicité et à des mensonges. Il a donné l’illusion que l’accumulation des biens apportait le bonheur. La décroissance aura gagné quand elle sera devenue désirable”, martèle Vincent Liegey. Avec Rocca Simon, il est porte-parole de l’association des objecteurs de croissance. Dans l’ombre d’un café parisien, devant un thé à la menthe, ces deux-là rembobinent l’histoire de leur mouvement. “Les gens pensaient qu’on ne se lavait pas, qu’on n’utilisait pas de coupe-ongles, qu’on communiquait par pigeons voyageurs ou signaux de fumée”, énumèrent les deux compères. De grossières caricatures qui, pendant des années, ont “savonné la planche” sous leur pied.

Mais depuis leur image a changé. Grâce à la crise et à l’effondrement des valeurs capitalistes notamment. “Les gens ont pris conscience de l’impasse dans laquelle on se trouve. Aujourd’hui, les médias et les partis politiques nous écoutent. Ils nous disent qu’ils ont besoin de nos idées”, souligne Vincent Liegey. Du coup, ils ont dépoussiéré leurs slogans. Loin de l’image austère et castratrice des premiers jours, les voilà marchands de bonheur et distributeurs d’optimisme. “Il faut une décroissance sereine, conviviale, souligne Rocca Simon. Aujourd’hui avec la récession, les gens sont malheureux, frustrés de ne pas pouvoir s’acheter une nouvelle télé. Il faut leur montrer qu’on peut adhérer à un autre modèle de société. Décoloniser son imaginaire.”

Occuper le terrain politique

Et pour ça, les décroissants ont des idées plein la caboche. D’abord réduire le temps de travail, donc la production et la consommation, fixer un revenu maximum ou instituer la gratuité du bon usage. “Est-ce que c’est vraiment normal que l’eau ait le même prix quand elle est utilisée pour boire ou pour remplir une piscine ?”, s’interroge Vincent Liegey qui prône l’idée d’une eau essentielle gratuite à la consommation et d’une eau superficielle payable par un travail à la communauté.

Des idées certes mais peu nouvelles, avance Yves Frémion, député européen Vert. "Nous déjà, en mai 68, on avait un discours contre la consommation, un de frugalité. On roulait dans de vieille 2CVs et on se faisait traiter de petits bourgeois". Bien sûr, la décroissance ne date pas d’hier. Né dans les années 70, après la publication d’un texte de Nicholas Georgescu – Roegen (1), mathématicien et économiste roumain, le courant a ressuscité dans les années 2000, autour de quelques intellectuels comme Paul Ariès ou Serge Latouche.

La nouveauté se trouve plutôt du côté de la politisation du mouvement. Celle-là date de 2006 quand Vincent Cheynet, le leader des Casseurs de pub, lance le parti pour la Décroissance (PPLD). Celui-là vacille assez vite. Problème de “fonds, de personnes aussi”, confie Vincent Liegey. Un an plus tard, c’est le mouvement des objecteurs de croissance (MOC) qui voit le jour. Les deux entités se retrouve en 2008 pour créer l’Association des objecteurs de croissance (Adoc) et former la liste Europe Décroissance. Des structures multiformes nourries à l’aune de plusieurs revues : La Décroissance, Silence et Entropia. Il y a de quoi en perdre son latin. “C’est une grande auberge espagnole,, concède Vincent Liegey. Et rien n’est encore très fixé. La prochaine assemblée générale du parti pour la décroissance doit avoir lieu en janvier. Et devra définir un nouveau statut avec une “structure plus en cohérence avec le mouvement”.

La preuve des Décroissants ?

Une mutation politique qui, pour l’instant, ne séduit pas grand monde. Aux dernières européennes, la liste des Décroissants n’avaient écopé que 0,04 % des voix. Pourtant, ceux-là comptent bien se présenter aux régionales. “Si on a des élus on sera très contents mais l’objectif est avant tout d’ouvrir certains débats ”, précise Vincent Liegey. Impossible pour eux de faire un gros score, estime Daniel Boy, chercheur au Cevipof et spécialiste de l’écologie politique. “C’est vrai, les gens changent petit à petit leur comportement. Ils comprennent qu’il faut vivre simplement, réduire sa consommation, polluer un peu moins. Mais adhérer au mouvement radical de la décroissance, c’est plus difficile. Il faut déjà avoir un engagement assez fort. S’ils font 1, 2 ou 3% ce sera déjà beaucoup."

"Il faut distinguer le concept de la décroissance qui peut séduire des gens avec une traduction politique, opine Yves Frémion qui compare l’ambition des Décroissants avec celle de José Bové, candidat à la dernière présidentielle. "Vu le nombre de gens qui se disent altermondialistes, il pensait qu’il y avait un créneau. Mais le mouvement de sympathie ne suffit pas. Il faut vingt ans pour monter quelque chose. Il s’est cassé le nez." Les décroissants, eux, iront quand même au front.

lundi 9 novembre 2009

Automne Solidaire (1) Festival Alimenterre



Cet évènement permet pour la troisième année de se pencher sur les désordres alimentaires du monde.

Deux rendez-vous avec le documentaire Faim des paysans : une ruine programmée de Clément Fonquernie et Bruno Portier.

Comment est-il possible de souffrir de la faim quand on est soi même producteur de nourriture ? Pourquoi tant de paysans n'arrivent-ils pas à vivre de leur travail ? A travers le portrait de trois agriculteurs, un Burkinabé, un Américain et un Français, le film montre comment la politique actuelle des prix agricoles accroît la faim dans le monde sans pour autant permettre aux paysans des pays riches de tirer leur épingle du jeu.

L'avis du festival : Ce documentaire fait le portrait de trois fermiers en sursis : Burkina, Etats-Unis et France. Il associe de belles images avec une véritable réflexion sur la souveraineté alimentaire. Le message, pourtant complexe, est délivré simplement. Très didactique sur la PAC (politique agricole commune), il propose une confrontation des trois modèles agricoles et éclaire sans misérabilisme sur la concurrence déloyale à laquelle le paysan burkinabé se heurte.

le 12 novembre à la bibliothèque municipale de Loos-en-Gohelle à 20h

le 23 novembre au Cinémovida d'Arras à 20h

infos supplémentaires sur le site du CFSI

jeudi 5 novembre 2009

Guérilla et seed bombs


Non chèr-e-s lecteurs vous ne vous trouvez pas sur un site appelant à la violence et au terrorisme. Que les RG se rassurent aussi ...

Qu'est-ce que le seedbombing ?
C'est en ouvrant le hors-série de Courrier International, "La vie meilleure, mode d'emploi" que je l'ai appris. Le HS déplace notre centre de gravité franco-français car ailleurs on pense aussi à réinventer la vie en partageant les richesses, en pensant aux générations à venir : comment vivre autrement pour vivre mieux.
Le seedbombing ? C'est la préparation de bombes de semences que vous, moi, pouvons utiliser pour changer le visage de certains quartiers en y opérant cette forme de jardinage clandestin.
On prépare une boule de semences (la recette n'est pas classée Secret Défense) puis on bombarde un endroit en friche, tristouné, miteux, gris...

De la croissance verte dans les milieux en manque de verdure... maps rien à voir avec le green business capitaliste !

Le HS de Courrier International se décline en quatre temps :
ARRETER - REFLECHIR - BOUGER - INVENTER.
Cela ressemble au programme développé par Serge Latouche dans son "Pari de la décroissance", les 8 "R" : REEVALUER - RECONCEPTUALISER - RESTRUCTURER - REDISTRIBUER - RELOCALISER - REDUIRE - REUTILISER - RECYCLER

Quelques pages à visiter :
http://www.guerrillagardening.org/
http://rebellionjardiniere.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerrilla_gardening