mercredi 30 décembre 2009

L'Utopie d'aujourd'hui est la réalité de demain

Ce lundi 28 décembre 2009, l'émission Le Téléphone Sonne sur France-Inter (pour ceux qui écoutent encore cette radio !!!) abordait le thème suivant : Et pourquoi pas la décroissance ?, Après l’échec du sommet de Copenhague, on reparle de la décroissance, cette idée qui fait peur, et qui est la seule utopie du 21ème siècle.
Avec trois invités Bertrand Pancher (député UMP), Gérard Onesta (verts) et Dominique Bourg (philosophe, professeur à l'Université de Lausanne).
Soit, aucun objecteur de croissance... trop dangereux...

Réaction de l'AdOC :

Pendant longtemps, ceux qui parlaient de Décroissance étaient raillés, quand ils n’étaient pas voués aux Gémonies, ou plus simplement complètement ignorés.

Il est vrai que, dans une société où la priorité est donnée au productivisme, au service d’un consumérisme dévastateur, parler de réduire notre croissance paraissait à certains comme une douce utopie, et en effrayait d’autres, les plus impressionnables, avec le terme « décroissance ».

Mais divers éléments inquiétants ont réveillé les consciences. A première vue, la rédaction de France-Inter en aurait pris conscience. Voilà bien la première fois qu’elle proposait une émission sur ce thème, sans que la Décroissance ne soit enjointe à se défendre. Elle est présentée comme indubitable ; il s’agirait juste pour les intervenants d’en définir les contenus et les contours.

« l’Utopie est en route. » conclut le présentateur.

Illusion. En réalité, certains, jusqu’alors opposés aux idées de la Décroissance, s’en emparent en prétendant avoir une solution pour sauver la planète. Une sorte de mode se crée ; il est de bon ton de parler Décroissance en se gargarisant du fait qu’il s’agit d’une utopie en marche.
Utopie, le mot est lâché ; il faut alors le faire miroiter pour prétendre à la portée hautement philosophique d’une solution voulant que l’on soit prêt au partage des richesses.

La Décroissance, c’est la sortie du capitalisme.

Le partage des richesses est en effet l’un des moteurs de la Décroissance, mais il ne s’agit plus d‘une utopie, car les pays riches doivent absolument diminuer leur niveau de vie pour permettre un rééquilibrage avec les pays moins favorisés. Cela implique nécessairement une autre façon de voir nos sociétés, et il est évident que le capitalisme n’est pas soluble dans la Décroissance. Aucune avancée vers le bien vivre de tous les peuples ne sera possible s’il n’y a pas rupture totale avec le capitalisme. Pour ces raisons, on ne peut que constater que l’émission de France Inter n’a aucunement abordé le fond du sujet de la Décroissance. On a assisté une nouvelle fois à une mascarade entre gens de bonne compagnie, émission où n’étaient d’ailleurs même pas invités ceux qui défendent l’objection de croissance sur la scène politique…ça veut tout dire !

Et si on parlait de choses sérieuses ?

Pourtant, eux ont de véritables projets constructifs pour rebâtir nos sociétés en dehors du capitalisme… la relocalisation, le réa-ménagement du territoire et des transports, l’agriculture paysanne et biologique, la dotation inconditionnelle d’autonomie, les monnaies locales et la remise en cause de la valeur travail.

C’est pourquoi nous pensons, à l’AdOC , que, si certains propos de Dominique Bourg vont dans le sens de ce que nous défendons, l’ensemble de l’émission est restée totalement incomplète, même superficielle, comme les interventions d’un membre de l’UMP, serviteur d’un capitalisme des pays riches, qui vient de faire capoter le sommet de Copenhague…

lundi 28 décembre 2009

Compte-rendu de la 1ère rencontre d'O.C. organisée le 17 décembre dernier à Lens


C'est l'ami Lucien qui a fait ce compte-rendu et qui l'a mis sur le site qu'il anime Politis62.org.


Ma foi, pour une première réunion, on peut franchement parler de succès : on était une vingtaine, et ça faisait chaud au coeur de constater que les objecteurs de croissance ne sont pas la tribu que peignent malheureusement trop souvent les médias. Chacun(e) s'est présenté(e), s'est situé(e) par rapport à la decroissance, ses expériences individuelles, ses engagements collectifs, les alternatives dans lesquelles chacun(e) est impliqué(e), les projets politiques qu'on a (ou pas) en perspectives. On a parlé de sobriété, de simplicité volontaire, d'anti-productivisme, de dépassement et d'anti capitalisme.... Le temps a passé à une vitesse folle, et on sait que la question du temps, de prendre son temps, est importante pour un objecteur de croissance ;-)

Bref, ça n'est qu'un début : on a convenu de se revoir, de rester en contact. Concrètement, la première décision, c'est de se revoir chaque 4ème jeudi du mois, à 19h00, au café l'Estrade à Lens.

Par conséquent : prochain rendez-vous : jeudi 28 janvier.

mardi 8 décembre 2009

Relocalisation économique : appels et signatures

Voici deux appels à soutenir et à signer

- l'appel "Alimentons les régions"
http://www.alimentons-les-regions.fr/
Cet appel a été lancé, à l'initiative de Minga, Nature & Progrès et Frères des hommes,
Pour le droit à une alimentation saine et équilibrée pour tous,
Pour une politique foncière agro-écologique,
Pour l'emploi des jeunes

Premiers signataires :
Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre France, Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ), Coopaname, Action Consommation, Confédération Paysanne, Réseau Ecobatir, les AMAP d’Ile de France, de Rhône Alpes, du Limousin et de la Région PACA, Terre de Liens Rhône-Alpes, FNAB - Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France, Fruits Oubliés Réseau, Slow Food France, Agrisud International, Alliance Paysans, écologiste, consommateurs Loire, terre et Humanisme

- l'appel "ReLOCALisons !"
http://relocalisons.blog.free.fr/
Cet appel est lancé par l'association Relocalisons de la région parisienne (94).
Elle a notamment pour but :
- de promouvoir la proximité et la relocalisation de la production, de la transformation, de la consommation et des échanges marchands ou non
(extraits des statuts)

Sans illusion, sans attendre : texte de l'AdOC


Association d’Objecteurs de Croissance (AdOC)
http://adoc-france.org/

Se défaire de l’illusion du pouvoir institutionnel !
Redonner du sens au projet politique !
Agir vraiment, ici et maintenant !


Quel projet de civilisation !

Réfugiés climatiques, misère, précarité, épuisement des sols et de la ressource en eau, famine et guerre pour le contrôle des énergies fossiles, folie nucléaire, dérégulation sociale et criminalisation de la révolte, de la pauvreté et de l’alternative, c’est cela que l’économie capitaliste et productiviste réserve comme avenir à plus de 6 milliards d’humains.
Qui pourrait croire qu’il suffirait de « battre la droite » aux prochaines élections régionales pour apporter des réponses décentes à ces catastrophes environnementales, sociales et humaines ?

Illusions et imposture
Toute politique d’accompagnement, de gauche comme de droite, entretient la même illusion : que les solutions passent par le retour de la croissance, la sortie de la crise et le développement durable.
Mais il n’y a là qu’une imposture qui tend à généraliser sur toute la planète nos pratiques dévastatrices : le « développement durable », basé sur la croyance en l’innovation technologique et la foi dans le libre-échange, est un concept dangereux car il accentue l’empreinte écologique globale qui dépasse aujourd’hui la capacité de régénération de la planète. Dernier gadget idéologique du néo-impérialisme occidental, il tend aussi à détruire l’autonomie économique et alimentaire des peuples, à détruire leur culture et leur organisation sociale.
Qui veut croire que la gauche et les écologistes de gouvernement, dans les conditions actuelles, peuvent changer l’ordre des choses, et proposer une rupture face au chemin absurde de la mondialisation marchande ?
Qui veut croire qu’il suffirait de conquérir une majorité dans les institutions mises en place par l’ordre dominant, pour en modifier les objectifs ? Qui veut croire que ce modèle est réformable de l’intérieur en élisant de « bonnes majorités » ?

La stratégie de l’effet masse critique

Malheureusement, cette illusion de la prise du pouvoir institutionnel, comme préalable à tout changement, est également entretenue par une partie de la « gauche de la gauche ». Et c’est pourquoi, dans la défaite comme dans la « victoire », cette chimère a toujours provoqué des déceptions et des démobilisations.
Nous objectons une autre stratégie : atteindre une masse critique (1), permettant d’enclencher un changement dans toute la société, par le déploiement des alternatives concrètes et des contre-pouvoirs. Obtenir des élus et des majorités ne devrait avoir comme seul intérêt que le soutien au mouvement social d’émancipation, et certainement pas de s’enfermer dans les calculs politiciens de « l’unitude » (2) à tout prix ; tout au contraire, il devient nécessaire de construire un projet alternatif, s’appuyant sur les initiatives d’un mouvement social organisé.

La social-démocratie est une impasse

Partout dans le monde, la social-démocratie se rallie aux thèses libérales productivistes. Ralliement est un mot faible quand on sait que les écologistes fournissent partout et dans toutes les majorités des ministres de l’environnement, quand un « socialiste » dirige le FMI., que le président de gauche du Brésil brigue la présidence de l’OMC. Il est pourtant clair que cette absence d’alternative de la social-démocratie et de ses alliés tient dans leur projet politique néo-keynésien (répartition + régulation) aujourd’hui dépassé :

* La « juste » répartition des profits financiers et des « richesses » de la croissance est mise à mal par la limitation des ressources, la délocalisation de la production et la spéculation.
* La régularisation des économies par l’État-providence est aujourd’hui un frein au capitalisme financier ultra-libéral.

A chaque expérience de gouvernement de gauche, ces fausses solutions n’en finissent pas de désespérer le mouvement social : mais alors pourquoi la « gauche de la gauche », « l’autre gauche », alliées ou futures alliées de la social-démocratie, semblent-elles pourtant s’y résoudre ?
Pourquoi ? Parce que, même en prétendant le nier et le combattre, de bonne foi sans doute, elles restent prisonnières d’un dogme : celui de la croissance économique et de la centralité du travail salarié.

Sortir du capitalisme, sortir de la croissance.

Notre société a lié son destin à une organisation fondée sur le mythe de l’accumulation illimitée où la croissance et le travail aliéné apparaissent contradictoirement comme de « nécessaires libertés ».
Cette idéologie en posant comme nécessaire l’accumulation des richesses impose tous les moyens de sa mise en œuvre, jusqu’au plus inhumains : la croissance économique aggrave la dégradation écologique, renforce la crise sociale, est au cœur de la perte de sens et alimente la crise politique, en dépossédant les peuples de leur autonomie de décision.
Pire, la classe politique de gouvernement se dépossède elle-même de sa capacité d’action, en cédant ses maigres pouvoirs à des institutions supra-nationales sans contrôle (Commission européenne, OMC, FMI, OTAN), qui sont sous influence des grands groupes économiques et financiers. Comment s’étonner alors que la gauche gestionnaire, qui est à la tête de la quasi totalité des régions, a surtout brillé par ses politiques développementistes et productivistes, dans un strict respect du libre-échange ?

La sagesse de l’escargot

Lorsque certains seuils sont atteints et que s’enclenche un processus de destruction des effets positifs de la productivité, n’est-il pas temps de redécouvrir la sagesse de l’escargot qui nous indique la nécessité de la réduction de la production en cessant d’ajouter des spires à sa coquille lorsque celle-ci a atteint une taille optimale?
Changer de point de vue : sortir du capitalisme, cesser de croire qu’accumuler c’est « profiter » ; réorienter nos pratiques ; bifurquer vers une voie soutenable et potentiellement heureuse. Les décroissances de la production et de la consommation appellent à un autre cadre théorique et pratique dans lequel elles pourront se réaliser. Ce cadre affiche une double ambition : mettre tout autant fin aux rapports injustes et irresponsables qui sévissent dans nos sociétés d’abondance qu’aux rapports que les pays riches entretiennent avec les pays qu’ils ont appauvris. Ce nouveau « paradigme » nous le nommons : objection de croissance.

Affaiblir les pouvoirs, combattre les dominations
Si l’Histoire nous enseigne que les institutions politiques protègent et renforcent l’ordre social dominant, il s’agit de ne plus entretenir le mirage que leur conquête seule permettra l’émancipation individuelle et collective. Nous ne devons plus songer à prendre au préalable ce pouvoir : pour agir contre toutes les dominations, il faut créer sans attendre les conditions de la maîtrise du sens de nos vies et la décolonisation de nos imaginaires.
Ce combat doit-il se passer de participer aux votes et aux élections ? Faut-il mettre à l’écart de l’exercice concret de l’activité politique la majorité des citoyens ? Non. Le but, dans ce cas, c’est la qualité du débat public, et pas le résultat quantitatif.
Plutôt qu’accompagner le système, nos élus devront en affaiblir la domination en se mettant au service des luttes, des contre-pouvoirs, de l’expérimentation sociale et des alternatives : pas simplement en s’en faisant les relais mais en soutenant la capacité de tous à inventer leur propre vie, en rompant avec l’opacité de la gestion, les complicités électives, et la reproduction des élites.
Fondamentalement, pour permettre l’expression de la pluralité de pensée et le respect des opinions minoritaires, nous devons revendiquer la proportionnelle intégrale à toutes les élections et l’abandon du scrutin majoritaire, la prise en compte du vote blanc, la révocabilité des élus et le bilan annuel de mandat. De plus, dans les institutions doit être acquis et renforcé le droit d’information et d’expression de la minorité ; dans la société doit être accepté le droit à l’expérimentation minoritaire, pour faire émerger l’innovation sociale.

Les Utopies réalistes
Des expérimentations minoritaires, des projets de rupture sans attendre avec le capitalisme, des uto-pistes réalisables, des luttes contre le mépris sont aujourd’hui mise en place dans notre société. Elles fourmillent.
Si nous acceptons de participer à des institutions, c’est pour y porter notre combat, pour aider à renforcer ces résistances et à les pérenniser ; car c’est sur elles que s’appuiera notre projet et nous ne devrons pas les décourager en nous limitant à gérer l’existant.

Les Chantiers de la dé-Croissance

Il est inenvisageable pour nous de collaborer au côté de la social-démocratie, à la bonne gestion de ce système prédateur. De plus, notre volonté de réhabiliter une démocratie réellement représentative nous impose de penser une stratégie politique qui ne peut se baser que sur la garantie d’une totale liberté de proposition, de critique, de subversion. C’est pourquoi :

* Etre présents dans les organes de la démocratie fait donc également partie de notre stratégie visant à rendre les idées de la dé-Croissance encore plus visibles. Mais nous ne sommes pas prêts à y parvenir en transigeant sur nos idées et nous condamnons donc toute politique politicienne. C’est pourquoi, au premier tour des élections, nous proposons des listes de rassemblement qui s’articuleront autour d’un projet de dépassement du capitalisme, du productivisme et du libéralisme, fondé sur les dix chantiers de la dé-Croissance (3) tels que définis par Serge Latouche. Ces listes n’auront une chance de voir le jour qu’à deux conditions, soit un accord total sur le programme, soit l’acceptation de l’expression systématique des divergences dans l’utilisation de tous les médias et des outils de propagande à disposition (interviews, tracts, affiches, débats, etc.)
* Au second tour, il s’agira certes de battre la droite, dont les valeurs historiques sont à l’opposé de celles que nous défendons, mais sans sacrifier notre radicalité, sans nous compromettre, sans donner un chèque en blanc à la gauche. C’est pourquoi nous proposons suivant les conditions locales:
o soit le maintien de nos listes,
o soit le retrait sans consigne de vote,
o soit la « fusion technique »(4) avec les listes de gauche. Fusion basée sur le respect de la proportionnelle intégrale et le refus de toute solidarité majoritaire (seul garant de notre liberté de critiquer et de combattre une politique qui ne nous conviendrait pas), hormis les points ayant fait l’objet d’un accord explicite. Chaque année, cette majorité devra faire un bilan public de ses engagements.
* Au troisième tour, pour l’élection des exécutifs : pas question de participer à un exécutif où la social-démocratie sera majoritaire – sans même parler du Modem. Nous voterons, au coup par coup, ce qui nous semblera en accord avec le projet présenté à nos électeurs. En cas de majorité de rupture, non dominée par la social-démocratie, nous n’accepterons comme mandat dans l’exécutif que ceux qui permettront l’émergence, le soutien, la pérennité, le contrôle et la participation des mouvements sociaux et nous exigerons que de telles fonctions et moyens existent dans les assemblées à venir.

Notes:

(1) L’effet masse critique, est un processus permanent et évolutif de transformation sociale. Son but ? La rupture avec le modèle dominant. Son chemin ? Conjuguer luttes sociales, contre-pouvoirs, alternatives concrètes et combats institutionnels. A la condition que ces combats divers s’appuient sur la cohérence d’un projet politique global de sortie du capitalisme et du productivisme.
Selon nous, la prise du pouvoir institutionnel ne doit pas être prédominante : le préalable, c’est la capacité des mouvements sociaux, à inventer, organiser, proposer l’organisation sociale à venir qui permette les ruptures fondamentales.
Nous pensons que l’émancipation individuelle et collective passe par un processus de (r)évolution permanente.

(2) « unitude » : attitude consistant à penser (naïveté) ou à faire croire (hypocrisie) que l’union électorale comblera l’absence de projet commun.

(3) retrouver une empreinte écologique soutenable, réduire le transport en internalisant les coûts par des écotaxes appropriées, relocaliser les activités, restaurer l’agriculture paysanne, réaffecter les gains de productivité en réduction du temps de travail et en création d’emploi , relancer la « production » de biens basés sur les échanges relationnels et conviviaux, réduire la consommation d’énergie, restreindre fortement l’espace publicitaire, réorienter la recherche et la formation, se réapproprier l’argent.

(4) la fusion technique n’est pas un accord politique. Elle permet l’expression de la pluralité, par le respect de la proportionnelle intégrale. Elle permet aussi la mise en œuvre du mandat confié par nos électeurs au premier tour. Selon l’expression qui prendra alors tout son sens, « au premier tour on choisit au second tour on élimine ». Elle permet donc de mettre un frein au vote dit utile et de réhabiliter le vote d’adhésion, y compris minoritaire.

vendredi 27 novembre 2009

Automne Solidaire (3) Nuit solidaire à Lille


Les 31 associations du collectif pour une nouvelle politique du logement
et leurs représentants vous invitent à la

NUIT SOLIDAIRE
le vendredi 27 novembre à partir de 18h
sur la place de la République à LILLE


Flambée des loyers, impossibilité de se loger dignement, insalubrité, surpeuplement, augmentation des expulsions, saturation des centres d’hébergement, recrudescence du nombre de personnes contraintes de vivre à la rue : aujourd’hui 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement dont plus de 100 000 vivent à la rue.
Pour dénoncer un manque de volonté politique face à l’ampleur de la crise, pour exiger des mesures fortes et l’application du droit au logement pour tous, le Collectif des 31 associations unies organise une 2e Nuit solidaire pour le logement.

www.nuitsolidaire.fr
DAL Nord/Pas-de-Calais : www.dalnpdc.org/

jeudi 26 novembre 2009

Appel pour des Uto-pistes décroissance aux élections régionales


Association d'Objecteurs de Croissance (AdOC)
Appel pour des Uto-pistes décroissance aux élections régionales




Bonjour à toutes et à tous,

Parce que les élections régionales sont une occasion de débattre
des politiques menées sur nombre de sujets essentiels à nos vies, l’AdOC propose d’agir pour une sortie du capitalisme et du productivisme tout en cherchant à mieux vivre en région.

Même si la décroissance constitue un projet politique de gauche parce qu’elle se fonde sur une critique radicale de la société de consommation, du libéralisme et renoue avec l’inspiration utopique du socialisme originel, nous réfutons les politiques d’accompagnement de la quasi-totalité des régions qui ont surtout brillé par leurs options développementistes.

C’est pourquoi, en cohérence avec sa plate-forme, l’AdOC lance cet appel dans les régions :

* Proposer des uto-pistes dans chaque région.
* Se rencontrer, créer des réseaux régionaux et, pour celles et ceux qui le souhaitent
* créer des listes et participer aux régionales.


Nous souhaitons ouvrir le débat sur les politiques régionales et proposer des « Uto-pistes » Régions-Décroissance, s’appuyant sur les « 10 chantiers de la Décroissance », et en particulier :

1. Favoriser l’expérimentation locale, associative et collective, encourager le bon usage. Faire évoluer le rapport à la propriété et au partage des richesses. Construire une politique de « ménagement du territoire » au service des individus. Améliorer la coopération territoriale.
2. Favoriser le transport par TER par une politique tarifaire incitative, privilégier les transports doux (vélo, marche à pied) ou collectifs dans le sens de la gratuité. Créer des sites de co-voiturage et de voitures partagées.
3. Développer une agriculture paysanne et biologique de proximité qui protège l’environnement et enrichit la vie rurale, en favorisant la mise à disposition de terres. Rechercher l’autonomie individuelle et locale par les jardins partagés, les réseaux d’acteurs et les circuits courts.
4. Mettre en œuvre des plans de réduction de la consommation d’énergie notamment dans les lycées, encourager la production locale d’énergie, agir pour le recyclage et le tri à la source des déchets organiques.
5. Promouvoir la mise en place d’une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) à travers des droits de tirage sur les services collectifs tels que l’énergie, l’information, la formation, la santé, la culture, les transports.
6. Concevoir des conférences régionales sur l’innovation sociale et écologique en particulier sur les expériences coopératives, l’habitat partagé, l’économie sociale et solidaire et la limitation des revenus.
7. Relancer la « production » de biens basés sur les échanges relationnels et conviviaux par le soutien ou la création de monnaies locales et régionales, de Systèmes d’Echanges Locaux, de groupement d’achats et de banques du temps.
8. Encourager une croissance de la richesse des rapports humains en soutenant la transmission des savoir-faire traditionnels locaux. Soutenir les pédagogies alternatives et les initiatives d’auto-construction dans le domaine de l’habitat.
9. Réorienter la recherche et la formation vers la transition écologique et création de filières dans les domaines de l’alimentation, de l’énergie, de l’habitat, des transports, de l’artisanat et du tourisme écologique.
10. Permettre aux citoyens de s’impliquer réellement dans les instances de démocratie participative, organiser rencontres et débats. Œuvrer contre l’agression publicitaire et soutenir la mise en place de médias locaux indépendants.

Nous vous invitons à rejoindre les collectifs régionaux et à venir enrichir nos réflexions pour une Décroissance régionale sereine, soutenable et conviviale.

l’Association d’Objecteurs de Croissance (AdOC)
contact-adoc@ml.les-oc.info - http://adoc-france.org/

—–ooooOOOOoooo—–

N'hésitez pas à diffuser cette information.
Manifestez vous auprès des collectifs. Des rencontres locales et régionales seront ensuite organisés ensemble.

Si vous ne connaissez pas votre collectif régional, envoyez votre courriel à contact-adoc@ml.les-oc.info, et vous serez redirigé…
Modèle de courriel suggéré :
Nom :
Prénom :
Département :
Adresse mail :
Adresse postale complète :
Téléphone :
Message :
Question 1 : Sans être candidat sur une liste, seriez-vous prêt à participer aux régionales ?
Question 2 : Accepteriez-vous d’être candidat ?
Question 3 : Voulez-vous vous abonner à une lettre de diffusion ?
Question 4 : Voulez-vous vous abonner à une liste de discussions régionale ?

Merci de votre attention,

vendredi 20 novembre 2009

Participation au Festi-Vals d'Artois Vert


Forum du Développement Rural, Durable, Equitable et Solidaire

le 21 novembre 2009 à Heuchin (Pas-de-Calais)

organisé par la Communauté de Communes du Pays d’Heuchin et un Collectif d’Associations.

+ d'infos sur la journée et les participants à cette adresse :

http://www.subartesia.net/1er-Festi-Vals-d-Artois-Vert#programme

Au plaisir de vous y retrouver pour y parler de Décroissance...

lundi 16 novembre 2009

Automne Solidaire (2) Représentation théâtrale à Angres

Du 14 au 22 novembre 2009, la 12e Semaine de la solidarité internationale vous invite à participer à plus de 5000 animations originales et conviviales partout en France. Site internet lasemaine.org

Le Collectif Fraternite-migrants bassin minier 62 s'y associe sans être dupe de nos gouvernants eux aussi partenaire de cette semaine ! Le double langage est roi : d'un côté le gouvernement bafoue les droits des migrants, de l'autre il s'affiche partenaire de la semaine de la solidarité !

À Angres, le temps fort de la semaine de la solidarité internationale, ce sera le jeudi 19 novembre, à 20h00, à la salle des fêtes, avec la représentation de la pièce de théâtre Clandestin, écrite par Joël Campagne, et créée à Calais il y a quatre ans. L'entrée est gratuite.

+ d'infos ici

Par ailleurs, la CIMADE a publié fin octobre la dernière édition de son rapport annuel sur les centres et locaux de rétention administrative.
Pour la CIMADE, le bilan 2008 est pire que celui de 2007.
Extrait de l'article de Christine Tréguier paru dans le dernier numéro de Politis (n°1076) : Quotas et politique du chiffre imposent une industrialisation de la rétention, laquelle engendre violences et drames humains. Tentatives de suicide, automutilations et grèves de la faim se multiplient... Pour emplir ses quotas, l'administration sacrifie de plus de plus le droit à la vie privée et à la vie familiale... Ces pratiques qui nient le plus élémentaire respect des droits et de la dignité des personnes qui sont "une conséquence logique de la politique des quotas".
Elles sont d'autant plus absurdes que cette politique a un coût : 533 millions d'€, soit 27 000 € par expulsion.


Rapport téléchargeable el ligne :
http://fse.emv3.com/cimade/web/rapportRetention_2008.pdf

vendredi 13 novembre 2009

Une route longue, mais excitante

Voici un article paru au début de la semaine sur le site terra-economica.info, qui édite le mensuel Terraeco, et signé Karine Le Loët.
Espérons que nous ne finirons pas comme certains verts...

Etes-vous prêts à voter décroissant ?
Habitués aux caricatures, les décroissants s’efforcent de se montrer sous un jour plus sexy. A quelques mois des élections régionales, les voilà qui donnent de la voix. Mais qui sont-ils et que veulent-ils vraiment ? Ont-ils une chance, enfin, de rassembler des voix autour de leur projet ? Zoom sur un mouvement politique qui se cherche encore.

“La force du capitalisme c’est de s’être rendu désirable grâce à la publicité et à des mensonges. Il a donné l’illusion que l’accumulation des biens apportait le bonheur. La décroissance aura gagné quand elle sera devenue désirable”, martèle Vincent Liegey. Avec Rocca Simon, il est porte-parole de l’association des objecteurs de croissance. Dans l’ombre d’un café parisien, devant un thé à la menthe, ces deux-là rembobinent l’histoire de leur mouvement. “Les gens pensaient qu’on ne se lavait pas, qu’on n’utilisait pas de coupe-ongles, qu’on communiquait par pigeons voyageurs ou signaux de fumée”, énumèrent les deux compères. De grossières caricatures qui, pendant des années, ont “savonné la planche” sous leur pied.

Mais depuis leur image a changé. Grâce à la crise et à l’effondrement des valeurs capitalistes notamment. “Les gens ont pris conscience de l’impasse dans laquelle on se trouve. Aujourd’hui, les médias et les partis politiques nous écoutent. Ils nous disent qu’ils ont besoin de nos idées”, souligne Vincent Liegey. Du coup, ils ont dépoussiéré leurs slogans. Loin de l’image austère et castratrice des premiers jours, les voilà marchands de bonheur et distributeurs d’optimisme. “Il faut une décroissance sereine, conviviale, souligne Rocca Simon. Aujourd’hui avec la récession, les gens sont malheureux, frustrés de ne pas pouvoir s’acheter une nouvelle télé. Il faut leur montrer qu’on peut adhérer à un autre modèle de société. Décoloniser son imaginaire.”

Occuper le terrain politique

Et pour ça, les décroissants ont des idées plein la caboche. D’abord réduire le temps de travail, donc la production et la consommation, fixer un revenu maximum ou instituer la gratuité du bon usage. “Est-ce que c’est vraiment normal que l’eau ait le même prix quand elle est utilisée pour boire ou pour remplir une piscine ?”, s’interroge Vincent Liegey qui prône l’idée d’une eau essentielle gratuite à la consommation et d’une eau superficielle payable par un travail à la communauté.

Des idées certes mais peu nouvelles, avance Yves Frémion, député européen Vert. "Nous déjà, en mai 68, on avait un discours contre la consommation, un de frugalité. On roulait dans de vieille 2CVs et on se faisait traiter de petits bourgeois". Bien sûr, la décroissance ne date pas d’hier. Né dans les années 70, après la publication d’un texte de Nicholas Georgescu – Roegen (1), mathématicien et économiste roumain, le courant a ressuscité dans les années 2000, autour de quelques intellectuels comme Paul Ariès ou Serge Latouche.

La nouveauté se trouve plutôt du côté de la politisation du mouvement. Celle-là date de 2006 quand Vincent Cheynet, le leader des Casseurs de pub, lance le parti pour la Décroissance (PPLD). Celui-là vacille assez vite. Problème de “fonds, de personnes aussi”, confie Vincent Liegey. Un an plus tard, c’est le mouvement des objecteurs de croissance (MOC) qui voit le jour. Les deux entités se retrouve en 2008 pour créer l’Association des objecteurs de croissance (Adoc) et former la liste Europe Décroissance. Des structures multiformes nourries à l’aune de plusieurs revues : La Décroissance, Silence et Entropia. Il y a de quoi en perdre son latin. “C’est une grande auberge espagnole,, concède Vincent Liegey. Et rien n’est encore très fixé. La prochaine assemblée générale du parti pour la décroissance doit avoir lieu en janvier. Et devra définir un nouveau statut avec une “structure plus en cohérence avec le mouvement”.

La preuve des Décroissants ?

Une mutation politique qui, pour l’instant, ne séduit pas grand monde. Aux dernières européennes, la liste des Décroissants n’avaient écopé que 0,04 % des voix. Pourtant, ceux-là comptent bien se présenter aux régionales. “Si on a des élus on sera très contents mais l’objectif est avant tout d’ouvrir certains débats ”, précise Vincent Liegey. Impossible pour eux de faire un gros score, estime Daniel Boy, chercheur au Cevipof et spécialiste de l’écologie politique. “C’est vrai, les gens changent petit à petit leur comportement. Ils comprennent qu’il faut vivre simplement, réduire sa consommation, polluer un peu moins. Mais adhérer au mouvement radical de la décroissance, c’est plus difficile. Il faut déjà avoir un engagement assez fort. S’ils font 1, 2 ou 3% ce sera déjà beaucoup."

"Il faut distinguer le concept de la décroissance qui peut séduire des gens avec une traduction politique, opine Yves Frémion qui compare l’ambition des Décroissants avec celle de José Bové, candidat à la dernière présidentielle. "Vu le nombre de gens qui se disent altermondialistes, il pensait qu’il y avait un créneau. Mais le mouvement de sympathie ne suffit pas. Il faut vingt ans pour monter quelque chose. Il s’est cassé le nez." Les décroissants, eux, iront quand même au front.

lundi 9 novembre 2009

Automne Solidaire (1) Festival Alimenterre



Cet évènement permet pour la troisième année de se pencher sur les désordres alimentaires du monde.

Deux rendez-vous avec le documentaire Faim des paysans : une ruine programmée de Clément Fonquernie et Bruno Portier.

Comment est-il possible de souffrir de la faim quand on est soi même producteur de nourriture ? Pourquoi tant de paysans n'arrivent-ils pas à vivre de leur travail ? A travers le portrait de trois agriculteurs, un Burkinabé, un Américain et un Français, le film montre comment la politique actuelle des prix agricoles accroît la faim dans le monde sans pour autant permettre aux paysans des pays riches de tirer leur épingle du jeu.

L'avis du festival : Ce documentaire fait le portrait de trois fermiers en sursis : Burkina, Etats-Unis et France. Il associe de belles images avec une véritable réflexion sur la souveraineté alimentaire. Le message, pourtant complexe, est délivré simplement. Très didactique sur la PAC (politique agricole commune), il propose une confrontation des trois modèles agricoles et éclaire sans misérabilisme sur la concurrence déloyale à laquelle le paysan burkinabé se heurte.

le 12 novembre à la bibliothèque municipale de Loos-en-Gohelle à 20h

le 23 novembre au Cinémovida d'Arras à 20h

infos supplémentaires sur le site du CFSI

jeudi 5 novembre 2009

Guérilla et seed bombs


Non chèr-e-s lecteurs vous ne vous trouvez pas sur un site appelant à la violence et au terrorisme. Que les RG se rassurent aussi ...

Qu'est-ce que le seedbombing ?
C'est en ouvrant le hors-série de Courrier International, "La vie meilleure, mode d'emploi" que je l'ai appris. Le HS déplace notre centre de gravité franco-français car ailleurs on pense aussi à réinventer la vie en partageant les richesses, en pensant aux générations à venir : comment vivre autrement pour vivre mieux.
Le seedbombing ? C'est la préparation de bombes de semences que vous, moi, pouvons utiliser pour changer le visage de certains quartiers en y opérant cette forme de jardinage clandestin.
On prépare une boule de semences (la recette n'est pas classée Secret Défense) puis on bombarde un endroit en friche, tristouné, miteux, gris...

De la croissance verte dans les milieux en manque de verdure... maps rien à voir avec le green business capitaliste !

Le HS de Courrier International se décline en quatre temps :
ARRETER - REFLECHIR - BOUGER - INVENTER.
Cela ressemble au programme développé par Serge Latouche dans son "Pari de la décroissance", les 8 "R" : REEVALUER - RECONCEPTUALISER - RESTRUCTURER - REDISTRIBUER - RELOCALISER - REDUIRE - REUTILISER - RECYCLER

Quelques pages à visiter :
http://www.guerrillagardening.org/
http://rebellionjardiniere.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerrilla_gardening

mercredi 21 octobre 2009

Go hom(ONT)e !

"Le résultat d'un bon gouvernement est de donner plus de prix à la vie, quand, au contraire, un mauvais en diminue le prix..."
Henry David Thoreau

Ils étaient trois dans l'avion
il s'est trouvé aussi un pilote pour le conduire...

vendredi 9 octobre 2009

du 12 au 17 octobre 2009 : Les journées de l'eau

L'association eau... secours 62 vous propose trois rendez-vous :

# lundi 12 octobre 2009 : Ciné débat à partir du film « Un monde sans eau ? » de Udo Maurer au Cinémovida à Arras 20h30 (entrée : 4€)

# jeudi 15 octobre 2009 : Conférence débat avec Jean-Luc Touly, responsable eau de la fondation France Libertés de D. Mitterrand, fondateur de l’ACME France, auteur de « L’eau des multinationales », et ancien de Compagnie Générale des Eaux. Organisé avec Attac Artois-Ternois. À l’IUFM d’Arras 19h30 (IUFM : amphi Derisbourg, Arras, 37 rue du Temple).

# samedi 17 octobre 2009 : À Loos en Gohelle, salle Duvauchelle, de 13h30 à 18h00 : FORUM de L’EAU avec
13h30 : Présentation de l’association Eau Secours 62
14h15 : La question de l’’eau dans le Bassin Minier avec La chaîne des terrils-CPIE
15h30 : Table ronde
o Les enquêtes sur le prix de l’eau en France : les différences gestion publique, gestion privée, l’action de certains maires vis à vis des multinationales de l’eau avec l’UFC Que Choisir Artois
o Une gestion en régie publique existante dans le 62 : production, distribution, calcul du prix de l’eau en régie avec le SIVOM du Béthunois
o L’eau dans la ville à Loos en Gohelle : préservation de la ressource avec Jean-François Caron, maire, conseiller régional, et l’équipe chargée de l’environnement à Loos
17h45 : Apéritif républicain

Toutes les infos et le programme sur le site de l'association

mardi 6 octobre 2009

Nous étions là !

La marche citoyenne du 3 octobre 2009 co-organisée par Fraternité Migrants et Terre d'Errance a rencontré un vif succès, avec la présence des représentants de ces mouvements, des simples citoyens, des syndicalistes, des élus, des membres de différents partis politiques et... en toute modestie votre hôte.

Départ de la gare de Lens.


Ils étaient des milliers à Colmar (Photo de Nouara Scalabre)


Ils ont été plus de deux millions à participer à la votation citoyenne : pour ou contre la privatisation de la Poste.
Lisez ICI la déclaration du Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

vendredi 2 octobre 2009

Marche citoyenne : Fraternité pour les migrants

Fraternité Migrants et Terre d'Errance vous donnent rendez-vous le samedi 3 octobre 2009 :

* Soit à la gare de Lens, à 15h00.
* Soit au rond point des droits de l'homme (en face du commissariat, rue François Courtin) à Liévin, à 16h00.

Le point d'arrivée de la marche se trouve sur la place de la mairie d'Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens. Plusieurs prises de parole sont organisées.

Le retour vers les deux points de départ est prévu.


Depuis le lundi 21 septembre, le nettoyage des camps de migrants du calaisis a démarré. La destruction des jungles ne règle rien. Les migrants, dispersés dans le Nord Pas-de-Calais et le long du littoral voient leur situation empirer. Le gouvernement et sa police ont tenté une opération médiatique; il n'est pas dit qu'ils aient atteint leur objectif.

Dans le bassin minier et dans le béthunois, autour des camps de migrants d'Angres (vietnamiens) et de Norrent-Fontes (érythréens), nous continuons à penser que la solidarité est la seule réponse possible à la répression que subissent les migrants.

Le bassin minier du Pas-de-Calais a toujours été une terre d'accueil, qui a su s'ouvrir à des migrations diversifiées. Aujourd'hui, et en opposition déterminée à la politique Sarkozy-Besson, nous continuons à le clamer haut et fort : Les migrants sont les bienvenus chez nous !

Les collectifs d'Angres (Fraternité Migrants) et de Norrent Fontes (Terre d'Errance) vous appellent à participer à une Marche citoyenne, le samedi 3 octobre 2009, entre la gare de Lens et Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens.

Lors de cette marche citoyenne, nous souhaitons que puissent s'exprimer toutes les sensibilités portées par les bénévoles qui sont au contact des migrants depuis de nombreux mois :

* contre les traitements inhumains que les migrants subissent : destruction des camps, intimidation par la violence, centres de rétention, expulsions.
* pour l'abrogation des lois Dublin II.
* pour la liberté de circulation et d'installation.
* contre la poursuite des politiques migratoires officielles.

samedi 26 septembre 2009

Soutien au rassemblement de Colmar


Message du Réseau Sortir du Nucléaire que je vous invite vivement à soutenir


Appel aux associations, syndicats, partis politiques, personnalités et particuliers.


Nous avons besoin de votre signature comme soutien au rassemblement des 3-4 octobre à Colmar "Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire".

Il est important que nous soyons des milliers à signer !

=> MERCI BEAUCOUP DE SIGNER MAINTENANT EN CLIQUANT ICI :
http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique39

D'autre part, si vous avez un blog ou un site internet, merci de rajouter un bandeau animé pour annoncer ce rassemblement et renvoyer vers le site http://www.fermons-fessenheim.org/.

Les bandeaux animés sont à télécharger ici : http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?article110

Très cordialement,

L'équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"

vendredi 18 septembre 2009

Géo : Méricourt avant Beaugency puis Colmar

Rendez-vous ce soir à Méricourt avec les camarades de Politis62 et les participants du Printemps de Politis
infos ici sur le site du groupe

Rendez-vous ce week-end à Beaugency pour créer l'ADOC
www.europedecroissance.eu/

Grand rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar, en Alsace, pour exiger que la centrale de Fessenheim ne redémarre jamais. L’arrêt définitif de Fessenheim à l’automne 2009 serait le signal de la sortie du nucléaire.
Tout le programme ici sur le site du Réseau Sortir du Nucléaire

samedi 5 septembre 2009

La rentrée des comptables / Le Medef et la décroissance

Les calculatrices et autres comptables qui nous gouvernent ont repris du service.

17 350 éloignements d’étrangers en situation irrégulière !

"éloignements" : la formule est du ministère !


16.000 postes sont supprimés dans le budget 2010, après 11.200 en 2008 et 13.500 en 2009.
Où ça ? au ministère de l'éducation nationale.

La taxe carbone, qui entrera bien en vigueur en 2010 sera de :
14 euros par tonne de CO2 ?
15 euros ?
30 euros ?
32 euros ?

Vous avez jusqu'à dimanche soir pour voter

Bernard Thibault lui aussi a sorti son chiffre: le 7 octobre pour une nouvelle journée d'action. Fan de Bruel ? On se donnera encore rendez-vous deux mois plus tard ?
à relire ICI la colère d'un délégué qui dit tout haut ce que beaucoup pensent.

La décroissance a gagné ?

" Dans le fond, la décroissance a déjà gagné, écrit le blogueur superno. La progression de l’idée est fulgurante. Ils tortillent du cul, mais ils y viendront tous, quand la réalité s’imposera à eux. En clamant “je l’ai toujours dit”, naturellement. "

Ainsi même l'université d'été du MEDEF lui a consacré une table ronde
des échos en collant ceci chez vous :
http://www.liberation.fr/terre/0101588729-medef-une-decroissance-chiche

http://www.lalsace.fr/fr/france-monde/article/1943207,218/Le-Medef-debat-de-la-decroissance.html

http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/environnement/le_medef_est_il_pret_pour_decroissance_prospere/121476.jsp

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Le-financier-qui-prone-la-decroissance-prospere-_3634-1057330_actu.Htm

jeudi 20 août 2009

Assemblée Constitutive de l’Association des Objecteurs de Croissance (AdOC)


La création de l’Association des Objecteurs de Croissance (AdOC) fait suite à la dynamique initiée par les listes Europe-Décroissance. Elle s’inscrit dans la démarche de convergence des Objecteurs de Croissance qui souhaitent l’expression politique de la Décroissance au sein d’une structure unique et unie.


L’Assemblée Constitutive de l’Association des Objecteurs de Croissance
aura lieu le 19 et 20 Septembre 2009 à Beaugency
(à l’auberge de jeunesse de BEAUGENCY – Loiret).


C’est un moment très important de l’Objection de Croissance que vous êtes tous chaleureusement conviés à partager avec nous.

* Ordre du jour indicatif :
- Composition d’une structure fédérale pour l'expression politique du mouvement de la Décroissance.

- Election d'un Collège qui organisera la rédaction du règlement intérieur, les statuts, les relations entre MOC/PPLD/indépendants.

- Discussions sur les orientations et stratégies politiques, programme, structure, fonctionnement, prochaines élections.


A partir du 14 août 2009
contactez Anne Isabelle Milekic-Veillot :
mail : anisabel22@free.fr / tél. 09.52.05.49.02
02 - Impasse Croix Blanche 78500 SARTROUVILLE

Pour plus d'informations rendez-vous sur :
www.europedecroissance.eu ou contact-adoc@ml.les-oc.info

mardi 18 août 2009

Il court ... il court l'escargot... revue de presse encore


Outre le dossier, La décroissance fait campagne - déjà mentionné - consacré par marianne2.fr, voici une nouvelle sélection d'articles récents sur la décroissance.


sur le site voltairenet.org/fr, un entretien avec Richard Heinberg, auteur reconnu pour ses travaux sur la déplétion des ressources :
http://www.voltairenet.org/article161598.html

sur le site - suisse - de combats.ch
L'objection de croissance se structure dans le pays :
http://www.combats.ch/news/r/184/L-_objection-de-croissance-en-pleine-excroissance--/?ref=home

sur le site -belge - trends.be :
http://www.trends.be/fr/chronique-economique/12-1285-48692/les-partisans-de-la--decroissance--enfoncent-le-clou.html

et sur bellacio.org
le compte rendu du livre d'un chercheur australien David Holmgren qui s'intéresse au pic énergétique et ses conséquences sur nos sociétés (site perso : futurescenarios.org):
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90063

et enfin un article sur le blog de Jean-Pierre Dacheux :
http://jeanpierredacheux.blogspot.com/2009/08/la-decroissance-ou-la-negativite.html

vendredi 14 août 2009

Revue de presse de l'été (suite)

Suite à la semaine de résistance organisée à Notre-Dame des Landes, voici des articles rédigés par deux journalistes présents sur place, Laure Noualhat de Libération et Philippe Cohen de Marianne.

ci-jointes, les adresses à coller dans votre navigateur :

http://www.marianne2.fr/Comment-la-decroissance-grignote-la-gauche_a181737.html
http://www.marianne2.fr/Les-Mariannautes-face-a-la-decroissance-entre-enthousiasme-et-agacement_a181738.html
http://www.marianne2.fr/Decroissants,-pessimistes-mais-rigolards!_a181723.html?com

http://www.liberation.fr/politiques/0101584234-moins-de-tout-et-plus-de-cogitation-pour-les-objecteurs-de-croissance
http://www.liberation.fr/terre/0101584078-camp-action-climat-le-champ-des-partisans
http://www.liberation.fr/politiques/0101584235-a-saint-nazaire-un-elu-tres-pedagogue

le blog de Laure Noualhat
http://environnement.blogs.liberation.fr/

lundi 3 août 2009

Revue de presse de l'été

Le numéro estival du mensuel LA BRIQUE (2€) revient sur le Camp No border de Calais et sur son traitement dans la presse régionale ; un traitement sans surprise de journaux qui préfèrent, à l'analyse de fond, hurler au loup !

Dans le hors-série estival du Monde Libertaire (3€), dans la rubrique écologie vous pouvez lire un article de Philippe Pelletier qui s'interroge sur le concept - discutable pour lui - d'empreinte écologique. Son élaboration scientifique semble imparfaite, mais le concept est à la mode, et tout écolo ou institution sérieuse de brandir les chiffres de l'empreinte écologique comme argument massue et sans objection possible. Mais la conclusion qu'en tire l'auteur m'échappe...

Sur la décroissance proprement dite :
- Le Monde Diplomatique (4,5€) publie un article passionnant et juste dans sa synthèse du mouvement de l'objection de croissance : un courant de pensée influent mais peu organisé écrit Eric Dupin dans son enquête.
- Le moins que l'on puisse dire c'est que Lutte Ouvrière n'apprécie pas du tout les idées et les partisans de l'objection de croissance : lisez l'article "assassin" et parfaitement caricatural que la revue de LO nous consacre : La décroissance, un point de vue parfaitement réactionnaire.

dimanche 19 juillet 2009

Semaine de résistance / Camp action climat



Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial
NON À L’AÉROPORT NOTRE DAME DES LANDES
DU 1ER AU 9 AOÛT 2009
SEMAINE DE RESISTANCE
A La rolandière à notre dame des landes (44)

* Samedi 1er Août :
DEUXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL LE Plancher des Vaches
Concert À PARTIR de 20 H
* Dimanche 2 Août :
9ème Pique-Nique des opposants à 12 H
* Du 3 au 9 Août :
CAMP ACTION CLIMAT
ATELIERS, DÉBATS, CONCERTS, PROJECTIONS
* Samedi 8 Août :
MANIFESTATION
arrivée de l’Alter Tour, action de masse

www.resistance-ndl.org

lundi 22 juin 2009

Un camp NO BORDER à Calais


Du 23 au 29 juin se tiendra un camp (dans le parc de la rue Normandie-Niemen dans l'est de Calais) pour la liberté de circulation pour tous et toutes et la fin des frontières et des contrôles migratoires.

Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Il appelle à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNes, entre avec et sans papiers.

Le camp se site dans la 'tradition' des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d'années, à Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine en 2007, et il est en lien avec le camp No Border de Lesbos d'août 2009...

ChacunE est conviéE à se joindre au camp pour discuter et débattre de la question des frontières et de la liberté de circulation et d'installation, à imaginer et participer à des actions symboliques, vivre collectivement avec les migrantEs du Calaisis et les militantEs et participer à la grande manif du samedi 27 juin !

POURQUOI CALAIS ?
Calais est un lieu important dans l'histoire du développement des contrôles migratoires et depuis longtemps un goulet d'étranglement pour celles et ceux qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne. C'est surtout un lieu d'affrontement entre ceux qui veulent stopper toute migration vers l'Union Européenne et ceux qui luttent pour détruire les barrières entre les peuples les frontières qui empêchent la liberté de circulation pour tous te toutes, et non pour quelques privilégiésEs. Depuis le milieu des années 90, des dizaines de millier de migrants ont vécu à Calais sans aucune ressource, contraints de dormir à la dure dans la "jungle" dans l'espoir de pouvoir un jour traverser la Manche.

En 1999, la Croix Rouge a ouvert un centre à Sangatte, mais celui-ci a du fermer sous la pression conjuguée de la France et de la Grande-Bretagne. Depuis, une présence policière et une répression renforcées obligent des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants à errer dans la région. Ils et elles, sont régulièrement brutaliséEs par la police, victimes de gaz lacrymogènes, battuEs, arrêtéEs et enferméEs au Centre de Rétention Administrative de Coquelles. La police brûle leurs abris et les maigres possessions qu'ils contiennent. Les groupes qui les soutiennent en leur fournissant des repas et de l'aide humanitaire subissent une répression croissante par la police et plusieurs militantEs ont été arrêtéEs ces derniers mois.

A Méricourt, lors du Printemps organisé par le groupe Politis62, nous avions pu découvrir l'action exemplaire d'un collectif, Fraternité-migrants bassin minier 62, qui à Angres, c'est-à-dire tout près, vient en aide à des migrants qui "campent" près d'une aire d'autoroute.

contact : www.calaisnoborder.eu.org

jeudi 18 juin 2009

Autour d'André Gorz. Un échange avec Arno Münster


Le groupe Politis62 a travaillé toute cette année, lors d'un cycle de débats populaires, autour du dernier ouvrage d'André Gorz, "Ecologica" (éd. Galilée).
Pour clôturer ce cycle, l'association vous invite à un échange avec Arno Münster qui a publié aux éditions Lignes, "André Gorz ou le socialisme difficile".

Samedi 20 juin 2009
de 10 à 12h30
à Culture Commune, site du 11-19
à Loos-en-Gohelle

liens :
ICI, la présentation de l'ouvrage sur la site de l'éditeur Lignes
ICI, le lien vers le site de l'auteur A. Münster
ICI, un article sur l'ouvrage paru dans la revue Regards
un petit dernier
ICI, un article sur Ecologica paru dans Libération

lundi 15 juin 2009

Eau... secours 62 : défendre l'eau comme bien public



Le 16 mai dernier à Méricourt, lors de la journée "Vivre autrement, un autre monde existe déjà", s'est créée l'association eau... secours 62, association de défense de l'eau comme bien public, regroupant Elus, Associations et Usagers du Pas-de-Calais.

L'association a pour objet d'obtenir le retour ou le maintien en gestion publique des services liés à l'eau potable et à l'assainissement dans le département du Pas de Calais.

L'eau est un bien public qui ne doit pas servir à des profits privés, et chacun de nous, citoyen et usager, est doublement concerné par les choix effectués concernant la gestion de l'eau.

Je vous invite donc à prendre connaissance de la Charte de eau... secours 62 (sur le site) et à rejoindre l'association :
parce que l'eau, patrimoine de l'humanité, ressource naturelle, doit rester un droit et ne peut être gérée selon les règles du marché.
parce que là où l'eau est gérée par une régie publique, elle est moins chère.
parce que nous, citoyen et usager, sommes quotidiennement concernés par la distribution de l'eau et son assainissement ; ils constituent des services publics et chaque citoyen doit pouvoir participer, sur des bases démocratiques, à la
définition et à la réalisation de la politique de l'eau.

site : www.eausecours62.org

Une réunion de l'association se déroulera à Arras
le Mardi 23 juin - 18h00 - Maison des sociétés

mardi 9 juin 2009

Abstention record et 6381 voix pour une décroissance choisie

Voici les résultats des votes en France avec prise en compte de la participation (40%), et 38,88% des bulletins exprimés :
abstention : 59,35 %
UMP : 10,83%
PS : 6.40%
Europe-Ecologie :6.32%
Modem : 3,28%
et certains crient victoire ! No comment !

Pour la région Nord-Ouest : deux nouvelles, une bonne et une mauvaise :l'UMP y a fait son moins bon score (24,22%) ; par contre le FN y a fait son meilleur (10,18%). Signalons que les verts ont aussi fait ici leur plus "mauvais" score (12,10%).

ci-dessous le communiqué d'Europe-Décroissance

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Une crise profonde de la démocratie

Alors que la crise que traverse l’Europe - et le reste du monde avec elle - devrait être l’occasion d’oser remettre en question le dogme de la croissance, ces élections européennes n’auront brillé que par la stérilité des débats proposés par les médias et les politiques dominants. Cela se retrouve dans une abstention record qui atteint 56 % en Europe et 60 % en France.

Europe-Décroissance ne peut que regretter ce qu’elle avait malheureusement annoncé. Une fois de plus la politique spectacle avec les querelles pathétiques des Aubry et Royal, des Cohn-Bendit et autres Bayrou n’a surtout pas réussi à repolitiser nos démocraties malades d’elles-mêmes.

En France en 2005, le référendum sur le Traité de Constitution Européenne avait connu, à la suite d’un débat de fond passionné, 70% de participation. Plus de 55% de nos concitoyens s’étaient alors exprimés contre ce Traité, en particulier contre la Partie III de ce texte qui ne faisait que reprendre les dogmes économiques qui fondent l’Europe au fil des traités qui nous été imposés sans aucun débat démocratique. On sait comment à Versailles les partis dominants avaient alors décidé de contourner ce choix en modifiant notre constitution et en imposant une simple copie du TCE : le Traité de Lisbonne.

Nous vivons aujourd’hui le résultat de ce mépris des classes dirigeantes, soutenues par des médias sous perfusion de l’argent de la publicité.

Alors que les crises écologiques, économiques, sociales, politiques nous amènent à un carrefour de l’histoire, que l’Europe va toujours plus vite tout droit dans le mur vers lequel l’entraîne la société de croissance, celle de la dépolitisation et du mépris, nous ne pouvons que déplorer que tout soit fait, sciemment ou non, pour ne surtout pas prendre le temps de réfléchir, de comprendre et de débattre.
Le redécoupage de la France en régions comme la campagne audiovisuelle, à laquelle nous avons participé, sont la preuve de graves inéquités démocratiques.
Une heure d’antenne partagée par 17 listes contre 20h partagées par les 6 gros partis politiques qui nous ont ressortis les mêmes baratins insipides qui n’arrivent plus à convaincre grand monde.
De plus, le système de vote, en demandant aux candidats de financer l’impression de leurs professions de foi et de leurs bulletins de vote, ce qui représente des sommes considérables (plusieurs dizaines de milliers d’euros pour chaque circonscription), exclut de facto les mouvements aujourd’hui minoritaires. Nous avons tout de même proposé à ceux qui le souhaitaient la possibilité de télécharger et imprimer nos bulletins de vote.
Nous remercions tout ceux qui ont fait cet effort.

Voilà quelques raisons pour lesquelles nous nous étions lancés dans une campagne non électoraliste, mais avec pour objectifs de porter au débat l’objection de conscience à la croissance, par notre « mot-obus » de la Décroissance, et d’initier un mouvement politique autogéré.
Le bilan est plutôt positif et nous incite à penser que quelque chose est en train de se mettre en marche à travers toute la France. Spontanément, des objecteurs de croissance ont pris l’initiative de diffuser nos idées et de les discuter. Nous avons ainsi participé à de nombreux débats partout dans les régions.
Notre choix, audacieux, de faire une campagne auto-gérée et surtout conviviale tout en construisant un mouvement politique s’avère très positif.
Côté médias, le bilan est également plutôt positif, non pas par l’importance de notre présence médiatique (quasi-nulle à l’échelle nationale) mais par la qualité des tribunes qui nous ont été données (Arte, La Télé-Libre, France-Culture, Alternative FM…).

Notre démarche, à travers notre clip de campagne qui avait pour objectif de semer des germes de réflexion, a eu un écho certain chez beaucoup de concitoyens.

Plus que jamais, nous réaffirmons que notre force ce sont nos idées et nous vous invitons à continuer à vous réapproprier la Politique et la Démocratie et à venir construire avec nous la société de demain.

mardi 2 juin 2009

pour voter Europe-Décroissance, les bulletin sont...

ICI


Vous ne regardez pas pas la télé ! (ou presque... Zorro le dimanche soir) vous avez raison.
Mais ne vous privez pas de la campagne audio-visuelle Europe Décroissance dans les médias. Cliquez ICI

Dans l'arrageois, vous verrez les affiches (jaunes et bleues) Europe-Décroissance un peu partout... où je suis passé !

et pour suivre toute l'actualité, au choix :
www.partipourladecroissance.net/
www.europedecroissance.eu/

samedi 23 mai 2009

Les listes EUROPE-DECROISSANCE ont été déposées

Un mois après le lancement de notre campagne, nous avons déposé nos listes.

Finalement nous serons officiellement présents dans 6 circonscriptions régionales et participerons à la campagne officielle audiovisuelle dans : Le Nord-Ouest, L'Ouest, L'Île-de-France, Le Sud-Ouest, Le Sud-Est et L'Est.

Notre force, ce sont nos idées !

Le but de cette démarche n’est pas électoraliste !
Nous rappelons que dans l’état actuel, les institutions européennes ne permettent en aucun cas une réelle représentation populaire. Nous ne chercherons donc pas à obtenir coûte que coûte des sièges au parlement européen. Il s’agit bien pour nous, d’amener au débat public, pour la première fois dans l’histoire politique, les idées de la Décroissance. Des idées qui nous permettrons enfin de construire un autre avenir pour les peuples d’Europe.

Bulletins de vote !

Nous n’aurons pas les moyens d’imprimer les bulletins qui sont mis à disposition dans les bureaux de vote ; toutefois, nous invitons celles et ceux qui souhaitent voter pour nous à venir télécharger et imprimer nos bulletins de votes !


Participer !


Nous avons besoin de vous pour faire de cette campagne la résultante de milliers de campagnes de proximité.
N’hésiter pas à contacter nos têtes de listes afin de rejoindre notre campagne auto-gérée !

le Nord-Ouest :

* Virginie Verhassel - vinie.verhassel[at]orange.fr - 03 20 73 47 19
* Stéphane Madelaine - decroissance.lehavre[at]laposte.net - 02 35 42 55 04

l’Ouest :

* Thierry Brulavoine - tbrulavoine[at]no-log.org - 02 40 53 60 16
* Mathilde Gauchet - gauchetmathilde[at]yahoo.fr - 02 49 44 44 94

l’Est :

* Catherine Bahl - catherinebahl[at]yahoo.fr - 06 71 50 63 77
* Vincent Bruyère - vbruyere[at]aliceadsl.fr - 03 84 73 72 44

le Sud- Ouest :

* Sylvie Barbe - cantoyourte[at]orange.fr - 04 66 54 84 77
* Lounis Bourad - coeurdetonnerre2[at]wanadoo.fr - 05 65 21 21 45

le Sud- Est :

* Annie Vital - cofarobi[at]club-internet.fr - 04 75 59 48 12
* Claudio Vitari - claudiovitari[at]yahoo.it - 04 76 91 84 65

l’Île-de-France :

* Jean-Luc Pasquinet - jlp38[at]wanadoo.fr - 06 07 30 83 85
* Anne Isabelle Milekic-Veillot - anisabel22[at]free.fr - 09 52 05 49 02

Et aussi, nous avons besoin de votre soutien financier pour faire parvenir à tous, pour la première fois les idées, les valeurs et les propositions des Objecteurs de Croissance.

Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !


europedecroissance@gmail.com
http://www.europedecroissance.eu/

mardi 19 mai 2009



L'Escapade d'Hénin-Beaumont ne subira pas, espérons-le, de dégâts collatéraux suite à la désastreuse situation municipale dont elle n'est évidemment pas responsable.

lundi 4 mai 2009

Une étrange folie possède les classes ouvrières...

Fête de l'aliénation du 1er au 14 mai 2009 à Lille
Taillons un costard au travail !
Tous les 1ers mai c'est... la fête du travail !

Alors que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...
Plusieurs associations, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale. L'objectif est de questionner l'idéologie du travail : souffrances au boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s et sans-papiers, travail précaire, confiscation du temps, perte de nos autonomies au profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes d'auto-aliénation (management, développement personnel)...
 
Mardi 5 mai - 20h00
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"
"Femmes précaires" - Documentaire de Marcel Trillat
(France, 2005, 1h20)
Ce documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC.  A la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à la misère.
Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue
Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Cinéma l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
 
Mercredi 6 mai - 20h00
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"
"Les Lip, l'imagination au pouvoir" de Christian Rouaud
(France, 2007, 1h58)
"Les Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à Besançon.
Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence.
Séance suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : « critique et remise en question du salariat ».
Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org         
Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
 
Jeudi 7 mai - 20h00
DEBAT - PROJECTION
Soirée  " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"

Histoire de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables …  aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces dernières années.
Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.
Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)
infos :  ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
 
 
Vendredi 8 mai - de 14h à 18h
ZONE D’AUTONOMIE,  DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES
Travail et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui, ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !
Ateliers en plein air : atelier réparation de vélos,  création d’affiches et collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse, portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie, mais c'est gratuit)...
Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Place Richebé Métro République à Lille
 
Lundi 11 mai - 20 h
PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre"
- documentaire
Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».
Deux mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.
En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Soirée organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre – idees.a.coudre@gmail.com
Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix (M° Eurotéléport)
 
Mercredi 13 mai - 20h30
PRESENTATION – DISCUSSION
Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.

Comment poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des inégalités de traitement en milieu éducatif.
Avec Sandie Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de Lille 1, 2005.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact :  idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
 
Jeudi 14 mai - 20h30
PRÉSENTATION -DISCUSSION
"Travail du sexe" disent-ils ?

Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.
A partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme et construction de genre (LGBT ou non).
Avec Jessy Cormont, auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission européennes, 2008.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)

Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail... (Paul Lafargue)

jeudi 9 avril 2009

Protectionnisme, relocalisation et décroissance

Que de nombreux articles y fassent référence, que le numéro de mars du Monde Diplomatique lui ait consacré un dossier, n'est pas étonnant : à l'heure de la crise, à l'heure des plans de relance et autres projets de moralisation du capitalisme, à l'heure du G-vain londonien, on a vu ressurgir les théories protectionnistes.
Les tenants de la dérégularisation des marchés, du libre-échange, de la déterritorialisation des productions n'imaginaient pas voir leur retour. Quoi, il y aurait encore des ouvrages, vantant le protectionnisme, en circulation ? Tous n'auraient pas subi les foudres des pompiers de Ray Bradbury ?


Pourquoi se réjouir du retour de ces théories protectionnismes ?

Au coeur du projet d'une société de décroissance, il y a la relocalisation : la relocalisation des moyens d'existence, du pouvoir politique, des liens sociaux etc. Mais, ce protectionnisme a-t-il quelque chose à voir avec la relocalisation ? Peut-il être une solution écologique ? Comment peut-il être utile comme phase de transition vers une société de décroissance ?


Un protectionnisme au service de qui et de quoi ?

Entendons-nous sur le terme : le protectionnisme est une politique économique selon laquelle un état, ou un groupe d'états, interviennent dans l'économie pour protéger leurs entreprises et aider leurs produits, par la mise en place de politiques d'achats publics, de barrières douanières, de subventions (à l'exportation, aux producteurs, aux acheteurs), de normes sanitaires ou techniques, de dumping (fiscal ou social) etc. En gros, les entreprises sont (en partie) protégées de la concurrence, les emplois ne sont pas menacés et les salaires ne plongent pas vers le bas.

Si le protectionnisme n'est qu'une rustine pour éviter le naufrage du néo-libéralisme, il n'a aucun intérêt.

S'il n'est qu'un mauvais moment à passer (pour certains, cela va de soi) en attendant la reprise des hostilités de l'horreur économique, il n'a pas plus d'intérêt.

S'il est une barrière qui protège les salariés, changerait-il pour autant le système actuel, aliénant et productiviste ?

Non, parce qu'il se pense toujours dans une société de croissance économique.


Est-ce à dire que le protectionnisme serait tout à fait inutile ?

Non, si on l'utilise comme un outil de transition au service d'une relocalisation désormais nécessaire de l'économie.


Redéfinir le protectionnisme

Mais de quel protectionnisme parlerait-on ? D'un protectionnisme écologique et social qui, pour se définir, tiendrait compte des dégâts sociaux et environnementaux dont le capitalisme est responsable: en clair, un protectionnisme interdisant à la fois l’importation de produits dont la production pourrait être assurée localement (au niveau géographique et non au niveau des frontières nationales si bien sûr il n’y a plus de politique de dumping social ou écologique entre les états voisins), et l’exportation de produits qui entraîneraient des suppressions d'emplois dans les pays d'exportation ou des pollutions.

François Ruffin dans un article du Monde Diplo auquel je faisais référence au début de cet article, fait cette remarque : « L'hypothèse [mettre davantage de barrières douanières] semble riche d'un protectionnisme moins défensif (industriellement) qu'offensif (socialement, écologiquement). Dirigé non pas contre des pays étrangers (du Sud, d'Asie, etc.), mais contre nos entreprises occidentales. Qui rebâtisse un espace où le politique reprend la main sur l'économie... »

N'est-ce pas à un dépassement de la vision traditionnelle du protectionnisme qu'il en appelle ?

Ainsi, un protectionnisme adapté pourrait permettre un changement structurelle de l'économie et une réorientation progressive de sa production, en se fondant notamment sur des petites entités artisanales et coopératives.

Il s'agit de maîtriser les échanges, de réduire et non pas d'interdire les importations. Pour cela Yves Cochet proposait que chaque territoire procède à un inventaire de ce qu'il importe, analyse ce qu'il peut raisonnablement produire, établisse un calendrier de transition pendant laquelle l'importation des biens visés sera plus chère et, encourage investisseurs et producteurs à entreprendre les productions locales (revue Entropia, n°1, automne 2006).


Relocaliser pour refonder le local

Entendons-nous à nouveau sur les termes : la relocalisation économique désigne un changement d'implantation géographique de tout ou partie des activités d'une entreprise, qui a pour objectif de rapprocher les lieux de production de ceux de consommation. Elle peut aussi être définie comme le retour dans un pays développé d'une activité qui avait précédemment été délocalisée dans un pays en développement.

« La stratégie de la renaissance local, écrit S. Latouche dans Le pari de la décroissance, ne consiste pas à construire et à préserver une oasis dans le désert du marché mondial », mais bien à créer une société autonome.

La relocalisation servira à construire l'après-capitalisme. Précisons qu'elle ne concerne pas uniquement le terrain économique, mais surtout les terrains politiques et culturels. Relocaliser, c'est bien sûr produire, transformer, distribuer et consommer localement. Mais cela doit aller bien au-delà : c'est la vie tout court qui doit être reterritorialisée.

C'est à la fois une nécessité et une évidence, parce qu'avec la raréfaction à venir du pétrole, les coûts de transport, qui devraient devenir beaucoup plus importants, conduiront à des relocalisations.


Cette refondation du local n'est nullement synonyme de repli sur soi ou de repli identitaire

« L'écorégion favorise les échanges internes mais ne s'interdit pas les partenariats », écrit Nicolas Ridoux dans La Décroissance pour tous. Qui en effet, pourrait croire qu'une région pourrait se suffire à elle-même, que chaque région du monde serait suffisamment dotée pour se passer de tout échange avec ses voisines ?


Vers l'autogouvernement

Ne proposer qu'un (re)développement local ne servirait à rien, si le territoire est à l'abandon, c'est-à-dire sans biens communs publics, et si ce territoire n'est plus qu'un espace à gérer au service du capitalisme, « des territoires sans pouvoir à la merci de pouvoirs sans territoire », comme l'écrit S. Latouche.

Favoriser la production locale, c'est poser la question de son utilité réelle, une utilité autre que la rentabilité ; c'est également réintroduire les questions de l'autonomie et de l'autoproduction.

Ces questions doivent être posées et débattues démocratiquement.

Revivifier la démocratie locale, c'est ce qu'on peut attendre de la relocatisation, tout comme on peut espérer : réduire les pollutions (moins de transport ; produire ce qui est juste nécessaire et le faire sans détruire; traitement des déchets sur place et pas chez le voisin) ; refonder les solidarités locales (mise en place des circuits entre producteurs et consommateur) ; retrouver une autonomie (souveraineté alimentaire, autoproduction énergétique, etc.) ; se réapproprier les outils de production (autogestion) ; retrouver des savoirs-faire et des emplois diversifiés : la mondialisation néo-libérale a détruit les possibilités d'une société autonome par l'hyperspécialisation et le productivisme.

Il est plus qu'urgent que les citoyens prennent enfin le pouvoir politique pour débattre et organiser cette production qui répondrait à leurs besoins, et... construire une société équitable socialement et soutenable écologiquement.

jeudi 26 mars 2009

Lancement de la campagne Europe-Décroissance le 25 avril à Paris

Des membres du Mouvement « les Objecteurs de Croissance » (MOC) et du Parti Pour La Décroissance (PPLD) vous invitent à venir participer à la campagne politique Europe-Décroissance pour les élections européennes de 2009.

Samedi 25 avril 2009 - De 13h à 20h
Espace Jean Dame
17 rue Léopold Bellan - 75002 Paris - Métro : Sentier (ligne 3)

L’appel "Europe-Décroissance" pour la constitution de listes Décroissance aux élections européennes a été signé par plus de 1 600 objecteurs de croissance. Le PPLD et le MOC ont entendu l'appel des signataires. Nous vous proposons de constituer, tous ensemble, des listes et de lancer notre campagne sur la base d'un socle commun de propositions anticapitalistes et antiproductivistes, pour une véritable émancipation sociale et humaine.

Rejoignez-nous !

Cette réunion actera la naissance de l’Association Des Objecteurs de Croissance (ADOC-France) et préparera les thèmes de la campagne. Au delà des élections européennes, cet événement s'inscrira sur le long terme dans le lancement d'un mouvement politique autour de la Décroissance et de l'après développement. Nous appelons l'ensemble de ceux qui se réclament de l'objection de croissance, de l'écologie radicale et de l'altermondialisme politique, à venir construire avec nous ce nouveau projet de société soutenable et souhaitable.

Programme de la journée

  • De 13h à 14h : Accueil des participants.
  • De 14h à 15h : Présentation de la campagne Europe-Décroissance.
  • De 15h à 17h : Vote de la création de l'ADOC-France, de la plateforme commune.
  • De 17h à 18h : Pause.
  • De 18h à 20h : Travail par super région et constitution des équipes de campagne et des listes européennes.

Inscription : pour des raisons pratiques, nous vous invitons à vous inscrire :

  • Par courriel : europedecroissance@gmail.com

vendredi 20 mars 2009

" Off with her head ! Off with _ "

Certain-e-s auront peut-être reconnu en anglais dans le texte un passage des aventures d'Alice au pays du merveilleux Lewis Carroll...

Après la très belle journée de mobilisation hier, restons dans le poétique.

Hier soir, je me suis rendu à Lens, au café L'Estrade, café bio et équitable, pour le deuxième rendez-vous du Groupe de réflexion citoyen.
J'avais une semaine de retard, le rendez-vous avait eu lieu le jeudi précédent !
Pour info, le prochain se déroulera le 9 avril.

Le prosaïque et le poétique
J'ai eu néanmoins l'occasion de boire un verre et de discuter avec Pierre, le responsable du projet L'Estrade (projet d'une part, de réinsertion pour des personnes en difficulté qui trouvent dans le restauration un nouveau parcours professionnel, et d'autre part un café "citoyen" pour s'informer sur des questions d'actualité et de société).
Dans le fil de la conversation (retrouver des espaces de liberté, se désaccoutumer de la grande distribution, inventer de nouvelles résistantes-alternatives etc...), Pierre a évoqué Hakim Bey [ connu pour " ses théories au sujet des TAZ (dans son livre Temporary Autonomous Zone, zone d'autonomie temporaire) et ses incitations au terrorisme poétique"] et Raoul Vaneigem.

J'ai alors repensé au manifeste des neufs intellectuels antillais, et à ce qui manquent tellement à nos vies.
Lisez, relisez le Manifeste pour les "produits" de haute nécessité, écrit par Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM.
Extrait :
"... derrière le prosaïque du " pouvoir d'achat " ou du "panier de la ménagère ", se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique)."

et appel final :
" Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du " Marché ", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la plus étroite. Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l'individu, sa relation à l'Autre, au centre d'un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté."